Un triomphe pour débuter
Clovis Germain, le protégé de Thomas Dufau et Thomas Cerqueira, a fait ses grands débuts en novillada piquée, samedi 23 mai 2026 dans les arènes de Nîmes, à l’occasion de la feria de Pentecôte. Une date importante pour marquer une nouvelle étape dans le chemin qu’il a décidé d’emprunter pour devenir matador de toro.
L’histoire retiendra qu’il a fait face à Cristalino, premier exemplaire de la maison Talavante pour ce nouveau cap. Toutefois, il a fallu attendre son deuxième passage, face à Contento, pour voir la pleine mesure du talent de ce jeune homme à peine âgé de 17 ans. Muleta en main, il attaque à genoux face à un cornu qui donne toute sa puissance. Le jeune torero parvient à construire une faena plaisante et entière. Aux aciers, il s’y reprend avec efficacité à la deuxième fois. Les deux oreilles tombent du palco. Il décroche ainsi la 65e Cape d’or attribuée au vainqueur de cette novillada matinale et s’offre une sortie triomphale.
Attendu à Saint-Sever
« Je me souviendrai toujours des frissons que m’a procurée cette faena historique de Sébastien Castella. » Présent dans les arènes de Las Ventas à Madrid, le président de la commission taurine de Saint-Sever est, comme des milliers d’aficionados, encore sous l’émotion d’un moment « intense et rare » grâce au maestro français. Vendredi 22 mai 2026, dans l’arène madrilène, le Français a offert une prestation d’une rare intensité. La meilleure faena de sa vie, historique. Il a touché le cœur des aficionados de Las Ventas en les faisant lever. Castella s’est écrit en lettres majuscules. Incontestablement, sa prestation lui confère un autre statut. Pourtant, une certaine malchance aux aciers l’a privé d’une septième sortie triomphale.
En rugby, on dit qu’il faut deux équipes pour offrir une belle prestation ; le principe est également vrai en tauromachie. Face à un excellent toro de la ganaderia de Victoriano del Rio, portant le numéro 79 et le nom de Cantaor, Sébastien Castella a trouvé du répondant pour exposer son talent, sa technique et son art au grand jour, pour arriver à une fusion entre les deux.
Deux jours plus tard, Sébastien Castella a retrouvé le sourire lors de sa prestation à la feria de Pentecôte de Nîmes. Face à deux représentants de Santiago Domecq, le maestro tricolore n’a pas failli, décrochant un pavillon à chacun de ses opposants pour décrocher un nouveau triomphe dans cet amphithéâtre. Ces prestations vont donner le tempo de la suite de sa temporada qui passera – par fidélité – du côté des arènes Henri-Capdeville de Saint-Sever, le 28 juin prochain. Sa seule apparition de l’été dans les Landes. Castella y a ses habitudes depuis quelques années. Il est attendu en héros au sommet de la côte de Morlanne.
Un air de Bougue
À l’occasion de ce week-end de Pentecôte, Vic-Fezensac a vibré au rythme de sa feria. La matinée de ce lundi 25 mai a été consacrée aux apprentis toreros. Une course qui avait des accents de Bougue et de son Bolsin, avec la présence de Realito, vainqueur de la 30e édition, et de Julio Aparicio, le finaliste. Face aux novillos du Lartet, ces deux protagonistes se sont montrés à leur avantage par rapport à Alvaro Yecla. Ils ont décroché chacun un pavillon. Lors de sa deuxième apparition, Aparicio a répondu aux attentes, offrant une faena entière qui lui a permis de remporter cette novillada non piquée gersoise.
Plaza torista
Durant quatre jours, Vic-Fezensac (32) a vu affluer des milliers de festayres pour sa traditionnelle Pentecôte, sous une chaleur parfois écrasante. Une fois encore, la cité gersoise a confirmé son caractère torista. Même si les présentations des cornus ont été généralement au rendez-vous, les aficionados sont quelque peu restés sur leur faim. Aucun pavillon lors des trois premières corridas de ce cycle et une certaine déception du côté des hommes, pas toujours au rendez-vous. La corrida concours a une fois encore marqué les esprits, notamment avec de l’émotion et la présence d’un Dolores Aguirre à l’allure impressionnante. Un cornu qui mettra en péril à deux reprises le picador et sa monture. Puchano réalise un travail colossal jusqu’à être félicité par les travées gersoises, très exigeantes. D’ailleurs, il a reçu le prix Michel-Bouix, récompensant le meilleur picador (un trophée mis en jeu pour la première année dans le Gers). Un toro à la puissance extraordinaire qui a causé des soucis à Roman, lequel n’a pas su trouver de solutions. Cette feria s’est achevée lundi 25 mai avec la corrida de Miura (qui n’avait plus présenté de corrida entière depuis quarante-deux ans). Il a fallu attendre le cinquième toro et la faena de Castaño pour retrouver les sourires. Le tout conclu par une oreille, la seule pour les corridas de ce cycle ferial gersois.
Nécrologie
Maire de Seissan dans le Gers, François Rivière est décédé subitement le 20 mai 2026. Fervent aficionado, il avait été au côté de la peña locale pour assurer le retour de la tauromachie dans ce village gersois. Un hommage vibrant lui sera rendu le 6 septembre prochain, lors de la novillada piquée avec Jesus Romero, Mario Vilau et Clovis devant des erales de Camino de Santiago.



