Stade Montois : le président élude les conséquences d'une relégation
Stade Montois : le président élude les conséquences

À 11 jours de la « finale » pour le maintien à Nice, le président du Stade Montois, Jean-Robert Cazeaux, a organisé une conférence de presse mercredi 20 mai, sans jamais aborder les conséquences financières, sportives et humaines d’une possible descente en Nationale.

Un point d’actualité sur la fin de saison

« Un petit point d’actualité sur l’organisation de cette fin de saison » : c’est en ces termes que le président a ouvert la conférence de presse en compagnie de son entraîneur Romain Mareuil, dans la loge présidentielle de la tribune Dauga, en présence de « Sud Ouest » et « Ici Gascogne ». À 11 jours d’une « finale » pour le maintien, le patron du club jaune et noir a promis de « répondre aux questions », mais a rapidement précisé : « La relégation, ce n’est pas le débat… »

Une situation inédite depuis 30 ans

C’est la première fois depuis 30 ans que le club se trouve dans une telle situation. Interrogé sur les conclusions à en tirer, Jean-Robert Cazeaux a réfléchi avant de répondre : « C’est la quinzième année que je suis là et nous n’avions pas vécu ce genre de situations. C’est du sport, on se posera toutes les questions pour savoir pourquoi on en est arrivé là. Il faut l’aborder comme une situation sportive. Si on y est, c’est que quelque part, on n’a pas gagné mieux cette saison. Mais on a encore cette chance de jouer ce 31e match, qui va être capital pour la situation et l’avenir du club. On va l’aborder de la meilleure des façons, avec une vision plus positive que négative. C’est une chance et on va la saisir. »

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Refus d’évoquer les causes

Pressé sur les causes de cette situation précaire, le président a esquivé : « Écoutez, le bilan de la saison, on aura le temps de le faire après. Aujourd’hui, on a une saison à finir. On va se focaliser sur ça. La question de savoir comment et pourquoi on est là, c’est un autre débat. C’est le débriefing de cette saison, on n’en est pas là. Ce match est capital, on va se concentrer là-dessus. Tout le monde, le staff, les joueurs, le club. Ça, on l’abordera après, c’est autre chose. »

« Vous avez toute la saison porté des jugements »

Face aux questions insistantes sur un éventuel plan B en cas de relégation, Cazeaux a répondu fermement : « Que vous posiez la question, ça me paraît légitime. Je vous donne ma réponse : on n’en parlera pas aujourd’hui. Ce n’est pas le débat et je n’aborderai pas ce sujet-là. » Interrogé sur une possible « omerta », il a rétorqué : « Pas du tout, nous sommes des gens adultes et responsables. Chacun a son jugement et son approche. Vous avez toute la saison porté des jugements sur l’équipe, c’est votre droit. Nous, on a le nôtre. S’il vous plaît, on finit la saison, parlez-nous du barrage, parlez-nous de ce match. On est focus sur cette échéance extrêmement importante, capitale. Le reste… »

Un débriefing après le match

Le président a promis que le 1er juin, « on sera à même de faire le débriefing de la saison, répondre aux “quoi” et “qu’est-ce”, aux avis de Pierre, Paul ou Jacques. On vous donnera tout ça et on ne fera pas de la langue de bois. Mais aujourd’hui, ce n’est pas le débat, je ne parlerai pas des conséquences de ce match. On va d’abord le jouer, on parlera des conséquences après. Et faites-nous grâce de savoir si on est adulte ou pas, si on est capable de gérer la situation. Je pense qu’on l’est et qu’on est capable d’anticiper l’avenir. On y travaille. Ce ne sera pas le débat aujourd’hui. Mais on peut vous parler du barrage, de la préparation de ce match, dans quel état d’esprit sont les joueurs, nous… On ne fera la rétrospective de la saison qu’après. D’abord, préparons cette finale. »

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Questions sur les conséquences humaines

Les journalistes ont insisté sur les conséquences d’une défaite, notamment le nombre de joueurs libérés ou de salariés menacés par un licenciement. Le président a répondu : « Je ne sais pas si j’arrive à m’exprimer : je vous ai dit que je ne répondrai pas à ces questions-là parce que ce n’est pas le débat aujourd’hui. » Malgré la relance, il a maintenu sa position : « Parlez-moi d’autre chose que du barrage, je ne vous répondrai pas. Ce bilan de fin de saison sera fait à l’issue du dernier match du 31 mai. Aujourd’hui, on se focalise sur notre objectif de gagner le barrage et on va tout faire pour cela. Si vous voulez qu’on réponde à vos questions sur comment on l’aborde, nous sommes tout à fait prêts. Si vous voulez vous concentrer sur les débats de fin de saison, on ne répondra pas et on n’ira pas plus loin. On ne va pas tourner autour du pot. »

Focus sur le match

En conclusion, le président a évoqué le match à Nice : « C’est un match à gros enjeux, on ne va pas là-bas en pays conquis ou en favori. On va rencontrer une équipe qui nous a battus l’an dernier (29-27 le 11 octobre 2024), donc on sait à quoi s’attendre. C’est une équipe taillée pour la Pro D2 par son président (l’ancien Biarrot Jean-Baptiste Aldigé), avec des moyens qui sont certainement au-dessus du Stade Montois à l’heure actuelle. On sait très bien où on va. On ne va pas à Nice avec un esprit de domination, loin s’en faut. C’est un match à l’extérieur, on n’en a gagné qu’un cette année, donc il faudra ce supplément d’âme pour rivaliser sur un terrain ennemi face à une équipe qui est, a minima, de notre niveau. Il faut qu’on y aille avec un maximum de force mentale, de force physique et de force stratégique. C’est le travail de ces dix prochains jours. »