Les Périgourdins ont dominé les Franciliens en barrage, dimanche 26 avril, malgré une fin de match indécise (25-20). Place à Saint-Médard-en-Jalles. Finalement, ils ont eu chaud. Les Sarladais ont un peu tremblé, dimanche 26 avril, à la fin de leur barrage face à Courbevoie. À la mi-temps, le CAS menait 17-3. Puis 22-6 après le second essai bleu et noir, signé Delmas, consécutif à une grosse percée de Grove (66e). Et pourtant, Courbevoie a réussi à s'offrir un dernier espoir, en toute fin de rencontre. Sans avoir l'air de bousculer les Sarladais. Irréprochables en défense toute la rencontre, les Périgourdins ont encaissé deux essais presque coup sur coup, par Larrain puis Essadi, qui a filé sur son aile. Et voilà Courbevoie revenu à cinq longueurs (25-20, 77e).
Heureusement pour Sarlat, Dufeigneux a totalement tirebouchonné une pénaltouche, à la 80e+1. S'ils n'étaient pas partis de leur camp, les Franciliens auraient été extrêmement dangereux. Là, partis de loin, ils ont bien cru aller à l'essai sur un long coup de pied à suivre après cette touche. Mais Zebango était plus prompt, aplatissant dans son en-but. Dans la foulée, une nouvelle pénalité visiteuse se muait en touche, mais là, la défense de Sarlat poussait les Franciliens à la faute. Le stade et le staff pouvaient lever les bras. Et souffler un grand coup.
Des blessés
« C'est à l'image de notre saison, admettait le manager François Bourgeois. On sait gagner mais à Sarlat, il faut avoir le cœur bien accroché. » En effet, le CAS sait se mettre presque à l'abri. La première heure de jeu a été totalement à l'avantage des Périgourdins. La défense, surtout, a été impitoyable. Comme au quart d'heure, quand les Courbevoisiens s'offraient une longue séquence près de la ligne périgourdine, en vain. Leurs transmissions ont toujours été compliquées face à la pression des bleu et noir.
Le résumé du match
Sarlat 25 - Courbevoie 20. Lieu : Sarlat (stade Christian-Goumondie). Spectateurs : 800 environ. Arbitre : M. Albuisson (Nouvelle-Aquitaine). Mi-temps : 17-3. Sarlat : trois essais de Lagarde (8e), Grove (40e+1), Delmas (66e) ; deux transformations (8e, 40e+1) et deux pénalités (18e, 76e) de Mathé. L'équipe : Piveteau - Mathé, Delmas, Netelenbos, Zebango - (o) Bel, (m) Lagarde - Grove, Lyons, Grimard - Makolo, Van Dijken - Duran, Bencivenga, Polit. Entrés en jeu : Puyraud, Kolotauri, Serra, Clastres, Bourdet, Vignard, Darthou, Rousserie. Courbevoie : deux essais de Larrain (72e), Essadi (76e) ; deux transformations d'Ortoli, deux pénalités de Caugnon (26e), Dupuy (62e). L'équipe : Dupouy - Guanere, Proult, Gutierrez, Essadi - (o) Caugnon, (m) Ortoli - Ribeiro, De Labaca, Bouamrane - Lopez, Perat - Quemener, Potin, Boucher. Entrés en jeu : Larrain, Lustrissy, Touati, Dufeigneux, Annecou, Millon, Brocas, Zipf.
Les avants sarladais aussi ont fait leur travail, comme tout au long de la saison. Le premier essai de Lagarde vient d'une avancée nette de ses avants. Le demi de mêlée n'a eu plus qu'à boucler sa valise (7-0, 8e). Reste que les Sarladais commettent bien trop d'imprécisions pour se mettre pour de bon à l'abri. On ne compte plus les en-avants. « C'est la fébrilité de la jeunesse, explique François Bourgeois. On fait soixante minutes correctes » puis ça a vacillé. Mais l'essentiel est là, le CAS fait aussi bien que la saison passée en franchissant le barrage. En huitième de finale, il fera face à Saint-Médard-en-Jalles. Les Girondins avaient conclu la phase qualificative à la seconde place de la poule 1. Pour Bourgeois, les Poudriers conviendront mieux au CAS. Seulement, Polit, Grove et Piveteau sont sortis blessés.



