Le demi de mêlée de l’ASBH, Samuel Marques (36 ans), l’un des leaders du vestiaire, a fait le point sur la situation que traverse le club biterrois, à la veille de recevoir Colomiers (2e) ce vendredi 31 octobre pour la deuxième journée de Pro D2. Dans un entretien, il a appelé à une mobilisation générale autour de l’équipe.
Une semaine agitée marquée par un changement d’entraîneur
Interrogé sur la manière dont les joueurs ont appréhendé la semaine et l’annonce du changement d’entraîneur, Samuel Marques a expliqué : « On a eu une annonce mardi matin. La mairie a dit au groupe que Rory (Teague) prendrait une autre place dans l’organigramme du club, que David (Irazoqui) serait entraîneur en chef. C’est une semaine particulière, agitée. Mais il y a des choses plus importantes ou plus graves. On sait la qualité de l’équipe qu’on reçoit demain (vendredi) et la situation dans laquelle on est. On a dû vite basculer et travailler. »
L’union sacrée, un levier pour rebondir
Interrogé sur le déclenchement de l’union sacrée, le joueur a répondu : « Oui, mais normalement, ça l’est depuis le début de l’année. Ce sont des épisodes qui soudent un groupe. On espère, du moins. On a l’occasion de répondre de la plus belle manière face à une très grosse équipe. On aura besoin de cette union et de tout le staff derrière nous. On en a connu d’autres. »
Retour sur la déroute à Dax
Certains évoquent un « manque de motivation » lors de la défaite à Dax (40-5). Samuel Marques a réagi : « C’est compliqué à dire. Il y a ce sentiment de fatigue général. Maintenant, c’est derrière nous. On veut basculer sur autre chose. On a besoin de reprendre confiance, de remercier notre public de nous soutenir. On doit respecter ça et des vraies valeurs. »
Le rôle des leaders
À propos de la remobilisation du groupe, il a déclaré : « À Dax, on est passé à travers, on a trop vite baissé la tête. C’est dommage parce que je pense qu’on a un groupe qui a les capacités de faire bien mieux. On s’est dit les choses. Maintenant, rien de mieux que les actes pour montrer que c’est réel. » Il a ajouté : « Je ne pense pas (avoir un rôle plus important). On se doit de rester soi-même. Il y a pas mal de mecs qui ont de l’expérience. Moi, j’ai envie de prendre du plaisir et d’en donner aux gens. On sait tous où on veut aller, on a la même envie. On doit montrer cette union sacrée, que ça soit le groupe, la ville et les supporters. On ne doit faire qu’un. Recevoir la meilleure équipe de Pro D2, c’est le meilleur moment de le prouver. »
David Irazoqui, nouvel entraîneur : la confiance est de mise
Concernant la promotion de David Irazoqui au poste d’entraîneur en chef, Samuel Marques a confié : « C’est un très jeune entraîneur, on le sait. Il a beaucoup de responsabilités sur ses épaules. À nous, les joueurs et les leaders, de l’aider encore plus, de montrer l’exemple. Personnellement, j’ai une entière confiance en David. Il veut qu’on produise du jeu, qu’on remette de l’envie. Tous les ingrédients sont réunis pour que, vendredi, il y ait une belle fête. On veut montrer une belle image. »
Les relations avec l’ancien staff
À la question de savoir si la mayonnaise n’a jamais vraiment pris avec l’ancien staff, le joueur a répondu : « C’est compliqué à dire. Quand on voit les trois premières réceptions, ici, on prend trois bonus et on montre un visage totalement différent à l’extérieur. Il y avait peut-être des différends qu’on n’a pas su régler. La direction a pris une décision, à nous de la respecter. Désormais, on veut oublier ce qu’il s’est passé et avancer. La saison est encore très longue et il y a beaucoup d’opportunités pour montrer qu’on vit bien ensemble. On est tous excité de jouer ce vendredi. »
Un match charnière contre Colomiers
Samuel Marques voit ce match comme un tournant : « En tout cas, c’est un moyen de montrer que le groupe s’est ressaisi. C’est le deuxième du championnat, qui a perdu la semaine dernière (contre Vannes, 17-22) et qui arrive plein d’ambitions. Comme j’ai dit aux mecs, on a la chance de vivre de notre passion. Il faut au moins mettre l’engagement, c’est ultra-important. Je suis confiant. »
L’atmosphère du club, un sujet récurrent
Interrogé sur le fait que l’on évoque souvent l’atmosphère du club plutôt que les résultats, il a déclaré : « Quand on signe à Béziers, on sait à quoi s’attendre. Peut-être que pour les jeunes, c’est pesant. Mais il ne faut pas oublier que c’est une passion, qu’on joue avec un ballon. On a la chance d’être sur un terrain. Une direction est là pour régler les problèmes, et nous gagner des matches. »



