Roland-Garros 2026 : Stan Wawrinka fait ses adieux émouvants à Paris
Roland-Garros 2026 : adieu émouvant à Stan Wawrinka

Pour son dernier Roland-Garros, Stan Wawrinka s'est incliné contre le Néerlandais Jesper de Jong (6-3, 3-6, 6-3, 6-4) ce lundi. À 41 ans, le Suisse a vécu une dernière émotion forte à la Porte d'Auteuil, avant de prendre sa retraite en fin d'année.

Une dernière fois, il a fait rugir le public

Une ultime fois, il a fait rugir le public de Roland-Garros avec un revers long de ligne. Comme depuis 2005, à chacune de ses apparitions à la Porte d'Auteuil (Paris XVIe). Comme lors de sa balle de titre en 2015, avec son mythique short à carreaux, dont il a rappelé le motif sur son polo. Ce lundi, Stan Wawrinka a fait ses adieux au Grand Chelem parisien comme on l'a toujours connu, avec une classe immense, un caractère de champion et un sourire réconfortant.

Dans sa tournée d'adieu, pour sa dernière saison, à 41 ans déjà, ce Roland-Garros avait une place de choix. Vainqueur en 2015, finaliste à nouveau deux ans plus tard, le Suisse a construit au fil des années une relation intense avec le public et le tournoi, parrainant ses ramasseurs de balles à plusieurs reprises. Un amour réciproque encore observé ce lundi, pour son premier et dernier tour face au Néerlandais Jesper de Jong.

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« Merci pour tout, je ne veux pas vous dire au revoir ici »

« Merci pour tout, je ne veux pas vous dire au revoir ici, a déclaré Stan The Man, en larmes, lors d'une cérémonie hommage où il a découvert des messages de Roger Federer, Rafael Nadal, Novak Djokovic et Gaël Monfils. C'est grâce à des tournois comme Roland-Garros que j'ai rêvé, que j'ai grandi. Que dire ? C'était exceptionnel de pouvoir vivre ce moment sur le terrain. Trois heures d'émotions, trois heures de bataille grâce à vous, le public, grâce à votre soutien depuis des années. »

Pris par l'émotion, il a répété son amour pour le tennis. « J'ai voulu jouer jusqu'à 41 ans pour vivre des émotions comme aujourd'hui. Je suis sur le circuit depuis plus de 20 ans. On n'a jamais envie de dire au revoir quand on est passionné par quelque chose, qu'on a atteint son rêve, a-t-il poursuivi. Je sais que c'était la fin, j'ai tout donné pour ce sport, je sais que c'était le bon choix. J'aurais rêvé pouvoir rejouer ici mais, malheureusement, c'était mon dernier match à Roland-Garros. Merci beaucoup. »

« Les émotions, le public, le stress, je ne pourrai pas les retrouver ailleurs »

Le score du jour a finalement peu d'importance. Stan Wawrinka n'était pas venu pour gagner le tournoi, personne ne feignait d'y croire. S'il frôle encore le top 100, un exploit pour un quadragénaire, l'ancien numéro 3 mondial n'enchaîne plus les victoires et les coups gagnants. Il bataille, avec les armes qu'il lui reste et qui ne le lâcheront jamais : un revers sublime, un mental d'acier et un cœur énorme.

Car, comme depuis son sacre en juniors à Roland-Garros en 2003, c'est l'amour du jeu qui guide « Stan the Man ». « Le tennis, c'est ma passion. Quand tu es jeune, c'est un jeu, nous glissait-il encore l'an dernier. Aujourd'hui encore, quand je m'entraîne, même si c'est difficile, même s'il faut pousser, même s'il y a des douleurs, je suis toujours dans la quête du plaisir. Il faut le trouver dans le court terme, les petites choses, les petits jeux. »

Et dans l'amour du public, toujours plus intense au fil des années, symbole de l'admiration de passionnés pour un tel amoureux du sport. Interrogé en début de tournoi, le triple vainqueur en Grand Chelem avouait d'ailleurs que cette ambiance lui manquera dans quelques mois. « Les émotions que l'on peut ressentir quand on joue des matchs dans des gros tournois comme Roland-Garros, le public, le bon stress, le stress plus difficile à gérer aussi… Ce sont des choses que je ne pourrai pas retrouver ailleurs et qui me manqueront le plus », souriait-il.

« Avec Gaël, ils font partie des meubles ici »

Les fans le regretteront également, cela ne fait aucun doute. « C'est très bizarre de se dire qu'on ne le verra plus ici, on a l'impression de l'avoir toujours connu, souligne Leslie. C'est un peu comme Gaël, qui joue aussi son dernier Roland, ils font partie des meubles ici. Et on s'est attachés à ces joueurs-là. »

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Ce lundi, sur le magnifique court Simonne-Mathieu, Stan Wawrinka a pu savourer une dernière fois ces moments de fusion, toujours plus puissants à mesure que la fin s'approchait. Acclamé dès son entrée sur la terre battue, soutenu par un public totalement acquis à sa cause qui a multiplié les chants à base de « allez Stan » ou de « chalalala Wawrinka », le Suisse a pu offrir par séquences des réminiscences du passé, allant embarquer la foule avec lui pour prendre la deuxième manche.

Le soleil de plomb, la durée de match et les puissants coups droits de Jesper de Jong ont finalement eu raison de lui. Mais le champion olympique 2008, aux côtés de Roger Federer, n'a pas à rougir de sa prestation. À 41 ans, peu ont été en mesure de proposer un tel niveau de jeu pendant plus de trois heures. Un solide combat qui s'est logiquement fini par une cérémonie à la hauteur de son talent et ses succès. Stan Wawrinka à Roland-Garros, c'est fini. Mais Dieu que ça a été bon…