En marge de la Coupe du monde 2026 qui se déroule depuis le 11 juin aux États-Unis, au Canada et au Mexique, Midi Libre rend hommage aux joueurs passés par Nîmes Olympique ayant participé à cet événement planétaire sur le terrain. À 72 ans, le Vauverdois René Girard évoque la Coupe du monde 1982 en Espagne et la tragédie de Séville contre l'Allemagne.
Un premier match crucial
Ce mardi 16 juin, à 21 heures, l'équipe de France entame sa Coupe du monde face au Sénégal. Un premier match toujours délicat. René Girard, 72 ans, peut en témoigner : il est l'un des rares anciens joueurs de Nîmes Olympique à avoir porté le maillot bleu lors de ce tournoi mondial. C'était en Espagne, en 1982.
Celui qui totalise sept sélections entre 1981 et 1982 jouait alors pour le Bordeaux de Claude Bez. Milieu de terrain accrocheur, le Gardois s'est forgé une solide réputation, lui valant une sélection pour le Mondial espagnol.
Parcours en 1982
Il dispute le premier match contre l'Angleterre (défaite 1-3) en tant que titulaire, puis glane quelques minutes de jeu face au Koweït, à l'ex-Tchécoslovaquie et à l'Autriche. Il inscrit même un but lors du match de classement contre la Pologne (défaite 2-3). Depuis le banc des remplaçants, il vit la tragédie de Séville : l'élimination douloureuse en demi-finale face à l'Allemagne de l'Ouest et la blessure de Battiston après l'agression du gardien allemand Schumacher.
Le taulier nîmois
René Girard est surtout connu comme le taulier de Nîmes Olympique (1972-1980 puis 1988-1991). Son CV est impressionnant, comme le décrit Jean-Charles Roux dans son ouvrage sur le stade Jean-Bouin, l'âge d'or du Nîmes Olympique : « Plus de 450 matches disputés en D1 dont 230 environ avec NO (plus une centaine en D2), il sera le capitaine de l'équipe qui jouera pour la dernière fois à Jean-Bouin le 17 février 1989. »
Il connaîtra la montée en D1 en 1991 et entraînera les Crocos à deux reprises, quelques années avant d'être champion de France avec Montpellier.



