Le PSG confronté à Chelsea en 8es de finale, un scénario familier
Le tirage au sort de la Ligue des champions a une nouvelle fois orienté le Paris Saint-Germain vers l'Angleterre, avec Chelsea comme adversaire en 8es de finale. Cette confrontation rappelle la finale de la Coupe du monde des clubs, où Chelsea avait éliminé les Parisiens. Cependant, les deux camps refusent de parler de revanche.
Le directeur des opérations football de Chelsea a déclaré sur Canal+ : « Avec un match aller-retour, ça sera différent. On ne peut pas parler de revanche, ça sera totalement différent. » Une analyse partagée par Luis Enrique, l'entraîneur du PSG, depuis le centre d'entraînement de Poissy : « Ce sera fascinant de jouer contre une des meilleures équipes anglaises, que nous connaissons bien. Aucun sentiment de revanche, ce sont des compétitions différentes. »
Un parcours potentiellement entièrement anglais pour le PSG
Si le PSG surmonte l'épreuve contre Chelsea, il pourrait être amené à visiter le Royaume-Uni comme l'année dernière, où le triptyque Liverpool, Aston Villa et Arsenal avait plutôt bien réussi. Après Chelsea, un quart de finale hypothétique contre Liverpool l'attend, suivi d'une demi-finale conjecturale face à Manchester City, et, en poussant le scénario, une finale contre Arsenal.
Ce tableau conforte probablement Luis Enrique dans l'idée d'un grand complot des dieux européens du football contre le PSG, victime de tirages au sort difficiles depuis deux saisons. « Si une équipe a eu le pire groupe (de phase de ligue) c'est nous, s'il y a une équipe prête pour le prochain tour, c'est nous », a martelé l'Asturien après la qualification contre Monaco.
Des défis majeurs pour les Parisiens
Le PSG a déjà affronté des clubs anglais cette saison, avec des résultats mitigés : un seul succès en temps réglementaire contre Tottenham. Depuis, les signaux ne sont pas positifs : baisse de régime des cadres, blessures et résultats irréguliers. Avec 103 matchs depuis le début de la saison 2024-2025 et sans préparation physique adéquate, les Parisiens pourraient payer le prix.
Luis Enrique gère ses forces vives comme il le peut, espérant une recharge des batteries avant la double confrontation contre Chelsea. L'arrivée de Dro Fernandez permet de compenser l'absence de Fabián Ruiz, mais est-ce suffisant ? L'année dernière, le PSG avait écarté les clubs anglais grâce à une intensité offensive et un contre-pressing délirants, des paramètres désormais intermittents.
La stratégie psychologique de Luis Enrique
Champion du bluff, Luis Enrique compense les manques en occupant le terrain psychologique avec des punchlines mi-intimidantes, mi-optimistes. « On est habitués, les champions c'est nous dans cette compétition, les problèmes sont pour les autres équipes qui jouent contre nous. » Les 10 et 17 mars, il sera temps de retourner les cartes et de voir ce que le PSG a encore réellement dans le ventre. On ne demande qu'à être surpris.



