Psaume : « Nulle part, les Bleus ont été au-dessus de l'Espagne »
Psaume : "Nulle part, les Bleus ont été au-dessus"

L'ancien joueur du TFC, Sète, Arles-Avignon ou Troyes, Benjamin Psaume, revient sur l'élimination de l'équipe de France face à la Roja (0-2) en demi-finale de la Coupe du monde 2026, mardi 14 juillet. Il souligne une faillite « dans tous les aspects du jeu ».

Une élimination sans avoir joué

« Mon plus gros regret, c'est que l'équipe de France est éliminée sans avoir joué, explique Psaume. J'ai l'impression qu'on est passé complètement à côté du match dans tous les aspects : la préparation, la technique, la tactique, le physique, l'intensité et l'engagement. Nulle part, les Bleus ont été au-dessus de l'Espagne, ou même ont performé. C'est ce qui est rageant, surtout avec les espoirs nés depuis le début du tournoi. »

Des Bleus en retard sur les duels

Interrogé sur la chute brutale des Bleus, Psaume avance : « On a peut-être surestimé la qualité et le jeu de notre équipe, et un peu sous-estimé l'Espagne, qui reste une grande nation collective. Tu peux avoir l'envie que tu veux, si tu es en retard sur les duels, si dans les déplacements tu n'arrives pas à te coordonner sur le pressing, face à la première grosse adversité de ce Mondial, tu ne peux pas exister. » Il ajoute que des performances individuelles en dessous des précédentes ont aggravé la situation, tandis que l'Espagne a livré « un match quasi parfait ».

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Olise n'a pas gêné Rodri

Concernant le choix tactique de conserver quatre offensifs, Psaume note : « Je pensais réellement qu'Olise, parce qu'il a du coffre, allait beaucoup plus gêner Rodri dans sa facilité à jouer. Mais on s'est aperçu qu'il était dans un mauvais jour, physiquement et techniquement. Il n'a jamais été au contact de Rodri, qui a joué dans un fauteuil. Tout le milieu espagnol en a profité. »

Un complexe d'infériorité ?

Psaume évoque un possible complexe d'infériorité : « La préparation était idéale avec les déclarations de Yamal et la presse qui annonçait les Bleus favoris. Mais dès le premier quart d'heure, tu as vu des signes d'agacement, des joueurs pas dedans, en retard, avec des pertes de balle rapides. En voyant que l'Espagne était dans un bon jour, le complexe d'infériorité peut rattraper. »

Un penalty fatal

Le penalty concédé très tôt a été dévastateur : « Offrir ce but est le pire des scénarios. Même dominé, si tu es à 0-0 à la mi-temps, tu es encore vivant. Ce penalty oblige à en faire plus, à se découvrir. Après le deuxième but, les Français ont voulu aller plus haut, mais c'était désordonné. » Psaume rappelle que la force de l'équipe de France par le passé était l'absence de place pour l'erreur, avec une rigueur extrême.

La surprise Digne

« On ne va pas accabler Lucas Digne, mais à ce niveau-là, vu le joueur que c'est, c'est très surprenant qu'il soit surpris. Un contrôle de la tête dans la surface, ça n'existe pas, surtout avec l'un des meilleurs joueurs du monde derrière toi », conclut Psaume.

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