Le Parlement adopte définitivement le projet de loi sur l'aide à mourir
Adoption définitive de la loi sur l'aide à mourir

Le Parlement a adopté définitivement, ce mercredi 15 juillet 2026, le projet de loi sur l'aide à mourir, une réforme historique qui permet aux patients en phase terminale de bénéficier d'une assistance médicalisée pour mettre fin à leurs jours. Le texte, porté par le gouvernement, a été approuvé par 289 voix pour et 201 contre à l'Assemblée nationale, tandis que le Sénat l'a adopté par 175 voix pour et 125 contre.

Un compromis après des mois de débats

Le projet de loi, qui avait été présenté en conseil des ministres en mars 2026, a fait l'objet de nombreux amendements et de discussions intenses tant à l'Assemblée nationale qu'au Sénat. Le texte final est le résultat d'un compromis entre les différentes sensibilités politiques et éthiques. Il prévoit que l'aide à mourir est accessible aux personnes majeures, capables de discernement, atteintes d'une maladie grave et incurable en phase avancée ou terminale, et qui présentent une souffrance physique ou psychique réfractaire aux traitements.

Un cadre strict et des garde-fous

La loi encadre strictement la procédure. Le patient doit formuler une demande volontaire, réitérée à plusieurs reprises, et être informé des alternatives thérapeutiques et des soins palliatifs. Une équipe pluridisciplinaire, comprenant au moins deux médecins, doit évaluer la demande. Un délai de réflexion de 15 jours est imposé avant la mise en œuvre de l'aide à mourir. Les médecins peuvent exercer une clause de conscience pour refuser de pratiquer l'acte.

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Réactions politiques et éthiques

Le ministre de la Santé, Jean Dupont, a salué « une avancée majeure pour la dignité des patients en fin de vie ». De son côté, l'opposition de droite et certains députés de gauche ont exprimé leurs réserves. « Nous aurions préféré un texte plus restrictif, qui protège mieux les personnes vulnérables », a déclaré le député Les Républicains Pierre Martin. Des associations de soins palliatifs ont également manifesté leur inquiétude, craignant que cette loi ne détourne des moyens des soins palliatifs. En revanche, l'Association pour le droit de mourir dans la dignité (ADMD) s'est félicitée de cette adoption, la jugeant « historique ».

Prochaines étapes

La loi entrera en vigueur dans un délai de six mois après sa publication au Journal officiel, prévue dans les prochains jours. Un décret d'application devra préciser les modalités pratiques, notamment la composition des équipes pluridisciplinaires et les conditions de délivrance des substances létales. Le gouvernement prévoit également une campagne d'information à destination des professionnels de santé et du grand public.

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