Le pickleball s'installe à Nîmes avec une première salle dédiée
Pickleball à Nîmes : première salle et tournoi

Le pickleball prend racine à Nîmes

Petites raquettes, petits terrains, mais gros efforts… Le pickleball, sport de balle venu des États-Unis, fait son apparition à Nîmes. Depuis quelques semaines, la capitale du Gard dispose d’une première salle dédiée à cette discipline, qui commence à gagner des adeptes en France.

La légende raconte que ce sport est né en 1965 sur une île américaine, lorsqu’un père de famille chercha à occuper ses enfants sur une plage. « Il a pris deux raquettes de tennis de plage et la balle du chien », complète Thibaut Charvet. Il y a environ un mois, cet ancien cadre a créé à Nîmes, près du marché gare, la toute première salle de pickleball de la ville. Ce samedi 30 mai, il recevait plusieurs équipes de France entière pour disputer un tournoi privé.

Un sport en pleine expansion

Ce jeu, encore sporadique en France, rejoint ainsi la longue dynastie des sports de balle qui remonte jusqu’au jeu de paume, en passant par le tennis, le squash et le récent padel. « Il a pris un essor pendant la période Covid, surtout aux États-Unis où son nombre d’adeptes supplante celui du tennis. » Contrairement au tennis, dont le terrain est similaire, la surface de jeu est plus petite (13,41 m sur 6,1 m), avec interdiction de s’approcher à deux mètres du filet. La raquette, en plastique ou en carbone pour les plus élaborées, est également plus petite.

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Le tout offre un confort de jeu polyvalent selon Thibaut Charvet : « En jeu simple, ça va se jouer sur le cardio. En une heure, on se dépense autant qu’en squash. En double, on va plus travailler les réflexes et la coordination entre l’œil et la main. Pas besoin de force, mais besoin de réactivité. » L’idée de créer une salle à Nîmes vient d’un constat du trentenaire : « Ici, pour jouer, on allait sur les terrains de tennis ou dans des gymnases, avec des filets pliables et du scotch pour marquer le terrain. On n’avait pas de salle. »

Un sport accessible à tous

La discipline attire ainsi des jeunes adeptes comme des anciens joueurs de tennis, voire des « anciens » tout court. « J’ai 68 ans, j’ai fait 50 ans de tennis, puis 8 ans de pickleball, je ne reviendrai pas au tennis, c’est un sport trop traumatisant », résume Isabelle Le Fournier, qui joue au Raquette Club de Port Camargue, l’autre terrain du Gard. « Là, j’ai mal nulle part, pas de tendinites, c’est ce qu’il faut ! Et même si on n’est pas du genre sportif dans sa vie, ça fait bouger. » Port Camargue accueille d’ailleurs 164 adeptes du 12 au 14 juin 2026 pour le tournoi Poséidon, qui devrait « accueillir des joueurs venus de plusieurs pays d’Europe ».

Pickleball Time, 174 rue du Pied Ferme à Nîmes. Infos : www.pickleballtime.co

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