Un soir d'exploit manqué pour le Pau FC face au PSG
Le 27 février 1998 restera gravé dans la mémoire du football béarnais. Au stade du Hameau, le Pau FC, pensionnaire de CFA, recevait le Paris Saint-Germain de Raï en huitième de finale de la Coupe de France. Face à une équipe de Division 1, les protégés de Pascal Plancque ont frôlé l'exploit avant de s'incliner 1-0 après prolongations, dans une rencontre qui s'est malheureusement terminée par une bagarre générale.
Un début de match dominé par les Béarnais
Dès les premières minutes, les Palois ont surpris les Parisiens par leur engagement et leur détermination. Sous l'impulsion de Girardot, le maître à jouer, et des attaquants Baylac et Rémy, le Pau FC a enchaîné les offensives. Dès la 4e minute, Baiocco, le gardien palois, réalisait une superbe parade sur Leroy. Les occasions se sont multipliées : Jauréguiberry a frôlé le montant gauche à la 16e minute, tandis que Demirdjian a forcé Fernandez à une détente spectaculaire sur coup de tête à la 34e.
Pendant vingt minutes, l'écart de trois divisions entre les deux formations ne s'est absolument pas fait sentir. Les Béarnais ont montré un enthousiasme incomparable, déterminés à réaliser l'exploit. Même lorsque le PSG a commencé à pointer le bout de son nez, avec des occasions de Debbah et Simone, les Palois ont tenu bon, défendant avec cœur leur cage préservée par Baiocco.
La résistance héroïque et l'expulsion de Rémy
À la reprise, les Parisiens ont haussé leur niveau de jeu, évoluant plus haut pour gêner la relance paloise. Le travail de sape a porté ses fruits, obligeant Vacher et ses coéquipiers à éprouver les pires difficultés pour sortir de leur camp. Pourtant, le Pau FC a résisté, avec une défense héroïque où Jauréguiberry et Vacher n'ont pas lâché d'une semelle Debbah et Simone.
À l'heure de jeu, les Béarnais ont même retrouvé une seconde santé, profitant d'un PSG moins pressant. Mais la tension est montée d'un cran à la 73e minute : sur une faute de Ducrocq sur Sallaberry, Rémy a asséné un coup de tête au fautif sous les yeux de l'arbitre, ce qui lui a valu une expulsion immédiate. Réduits à dix, les Palois ont dû faire face à l'état de siège décrété par les Parisiens.
Le show Baiocco et le but fatal de Raï
Malgré l'infériorité numérique, le Pau FC a continué à rêver de l'exploit. Girardot a même contraint Fernandez à un réflexe étonnant sur une tête décroisée à la 85e minute. En prolongation, c'est Baiocco qui est entré en scène, multipliant les parades décisives. Le gardien palois a dévié du pied un tir à bout portant de Cissé à la 93e, puis réalisé une sortie aérienne spectaculaire à la 95e.
Les Béarnais, loin de s'arc-bouter sur leur but, ont même cherché à contre-attaquer. Becas a échappé deux fois à la surveillance de Roche, tandis que Baylac a tutoyé le montant droit à la 100e minute. Mais le sort allait basculer à la 113e : sur une perte de balle paloise, Simone a distillé une ouverture millimétrée pour Raï, qui d'une frappe piquée n'a laissé aucune chance à Baiocco.
Une fin de match mouvementée et regrettable
Le but de Raï a plongé le camp béarnais dans la désolation. La frustration a ensuite débordé : Becas a été expulsé à la 115e minute, suivi de Vacher à la 119e pour un coup de poing stupide. Si le Pau FC ne méritait certainement pas d'être éliminé ce soir-là, la rencontre ne méritait pas non plus de s'achever par ces scènes déplorables.
Malgré la défaite, les Palois sont sortis la tête haute de cette rencontre. Ils ont prouvé que l'écart entre le CFA et la Division 1 pouvait être comblé par le cœur et la détermination. Cette soirée du 27 février 1998 reste un moment fort de l'histoire du club béarnais, même si l'exploit ultime leur a échappé de peu.



