Meta, la maison mère de Facebook, a annoncé un recul partiel concernant la surveillance de ses employés pour entraîner ses intelligences artificielles. Après des critiques internes et externes, l'entreprise a décidé de limiter l'utilisation des données personnelles de ses salariés dans le cadre de ses programmes d'IA.
Un revirement après des controverses
Depuis plusieurs mois, Meta utilisait les conversations, les e-mails et d'autres données professionnelles de ses employés pour améliorer ses modèles d'IA. Cette pratique, révélée par des médias américains, avait suscité l'indignation parmi les salariés et les défenseurs de la vie privée. Face à la pression, Meta a annoncé qu'elle cesserait d'utiliser les données de ses employés pour l'entraînement de ses IA, sauf dans certains cas spécifiques où le consentement est donné.
Des exceptions maintenues
Néanmoins, l'entreprise précise que certaines données pourront encore être utilisées, notamment pour la modération de contenu ou la sécurité. Les employés seront informés de ces exceptions et pourront refuser. Cette décision intervient alors que Meta investit massivement dans l'IA générative, avec des modèles comme Llama, et cherche à concurrencer OpenAI et Google.
Réactions mitigées
Les syndicats et associations de défense des droits numériques saluent ce recul mais estiment qu'il ne va pas assez loin. Ils réclament une transparence totale sur l'utilisation des données des employés et un droit de retrait sans conséquences. De son côté, Meta affirme vouloir concilier innovation et respect de la vie privée.
Cette affaire met en lumière les tensions croissantes autour de la collecte de données dans le secteur technologique, où les employés eux-mêmes deviennent une source d'information pour les IA. D'autres entreprises comme Google ou Amazon sont également scrutées pour leurs pratiques similaires.



