Mercredi, après l’entraînement quotidien, l’Argentin Ezequiel Palacios et le Français Nicolas Le Goff, tous deux piliers du MHSC VB, se sont prêtés au jeu de l’interview croisée. Quatre ans après avoir remporté le championnat, ils jouent la finale retour contre Poitiers, vendredi (21h), à Castelnau-le-Lez.
Des leaders complémentaires
Interrogés sur leur état d’esprit avant ce match décisif, Palacios se dit tranquille mais impatient, tandis que Le Goff ressent une pression mêlée de fierté. Tous deux gardent un souvenir ému du titre de 2022, acquis contre Tours. Pour Le Goff, un moment clé fut une série de points dans le deuxième set du match retour. Palacios souligne les difficultés rencontrées en saison régulière avant de dominer en finale.
Quant au secret d’une équipe gagnante, Le Goff insiste sur l’importance d’être au rendez-vous au bon moment, avec un bon état d’esprit. Palacios ajoute que les équipes habituées à souffrir ont plus de chances de réussir.
Une complicité naturelle
Tous deux leaders, ils définissent leur rôle différemment. Palacios préfère montrer l’exemple, tandis que Le Goff, le plus âgé de l’équipe, fédère naturellement. Leur première rencontre remonte à la reprise après la crise sanitaire en 2020, lors d’un footing où Palacios, ne parlant pas français, a demandé à Le Goff s’il parlait italien.
Le maillot de l’équipe nationale représente beaucoup pour eux. Palacios confie que jouer pour l’Argentine était un rêve d’enfance, tandis que Le Goff évoque la fierté de représenter son pays.
Un respect mutuel
Palacios et Le Goff entretiennent une relation faite de respect et de compréhension. Le Goff qualifie Palacios d’exemplaire, regrettant que les jeunes ne le prennent pas assez en exemple. Palacios, lui, admire le palmarès de Le Goff, double champion olympique, et plaisante sur l’érection d’une statue à son effigie devant la salle.
En cas de nouveau titre, les deux hommes promettent de faire la fête ensemble. Palacios, devenu père de famille, mesure la chance de vivre ces instants, rappelant le conseil des anciens : la carrière passe vite.



