Michael Olise, l'arme absolue du Bayern avant le choc européen
Meilleur passeur d'Europe avec des statistiques affolantes, l'international français Michael Olise s'est imposé comme la pièce maîtresse incontournable du Bayern Munich. Le club bavarois affronte le Real Madrid ce mardi à 21 heures en quart de finale aller de la Ligue des champions sur la pelouse du Santiago Bernabeu, une rencontre qui marque une nouvelle étape dans l'éclosion express du joueur.
Des records qui tombent et une influence permanente
Douze mois après les rassurantes déclarations de Thomas Müller, qui affirmait que Olise n'était pas "le tube d'une saison", le Français a déjà dépassé ses impressionnantes performances de l'exercice précédent. Samedi dernier, pour renverser la rencontre à Fribourg, il a réussi sa 18e passe décisive en Bundesliga, à seulement trois unités du record en une saison établi par Thomas Müller (21 passes en 2019/20).
Toutes compétitions confondues, et en prenant en compte les penalties provoqués, Michael Olise en est à 28 passes décisives, ce qui fait de lui de loin le meilleur passeur d'Europe, avec cinq passes de plus que sur l'ensemble de sa saison 2024/25.
Un style unique entre Robben et De Bruyne
Positionné sur l'aile droite du Bayern contrairement à son rôle au cœur de l'animation offensive en équipe de France, Olise fait vivre un véritable calvaire aux défenseurs adverses. Ses dribbles empreints d'élégance et de nonchalance, combinés à une alchimie parfaite avec le latéral droit autrichien Konrad Laimer, en font une arme redoutable.
Lors de la démonstration en huitième de finale aller à Bergame contre l'Atalanta, l'international français a multiplié son mouvement signature : repiquant dans l'axe après une ou plusieurs feintes de tir pour déclencher sa frappe du pied gauche. Cette séquence a abouti à deux buts et a révélé des similitudes frappantes avec le légendaire Arjen Robben.
La vision de Kompany : "Un petit Kevin De Bruyne"
L'entraîneur du Bayern Vincent Kompany a livré une analyse éclairante sur le joueur lors d'une conférence de presse vendredi dernier. "Ce qui rend Michael si spécial, c'est sa mentalité. De ce point de vue, je ne peux que le comparer à Kevin De Bruyne", a expliqué le technicien belge.
"Quand Michael s'agace à l'entraînement, j'ai la sensation de voir un petit Kevin, dans ce que Michael exige, les détails de sa dernière passe", a-t-il poursuivi. "Ce qu'il fait quand il tire, quand il dribble avec le pied droit et le gauche, la façon dont il analyse tout, j'ai le sentiment que j'ai déjà vécu cela avec un joueur. Il met la barre au plus haut niveau à chaque fois, c'est la raison pour laquelle il s'améliore, et pour laquelle il peut encore devenir meilleur."
Une discrétion trompeuse et une valeur en flèche
Brillant et omniprésent sur le terrain, ce qui lui vaut d'être le deuxième joueur le mieux noté de Bundesliga par le bi-hebdomadaire "Kicker", Michael Olise se montre bien plus discret en dehors des pelouses. "Dans le vestiaire, il est à l'opposé de l'image que le public peut avoir de lui", a assuré la nouvelle pépite du Bayern, Lennart Karl, dans un entretien accordé à l'hebdomadaire "Sport-Bild".
"Il fait beaucoup de blagues, il a un grand sens de l'humour, et il est très actif au sein de l'équipe", a-t-il précisé. Ses performances exceptionnelles ont fait grimper sa valeur marchande en flèche, atteignant désormais 140 millions d'euros selon le site spécialisé Transfermarkt, la plus élevée d'un joueur du Bayern.
Des rumeurs de transfert qui "font rire tout le monde au club"
Plusieurs grands clubs européens ont déjà ciblé le joueur français, mais le Bayern Munich reste serein. "Ce sont des rumeurs qui font rire tout le monde au club", a commenté Karl-Heinz Rummenigge, membre du conseil de surveillance du Bayern, au quotidien espagnol "AS".
"Il a encore trois ans de contrat. Les gens vont au stade pour des joueurs comme lui", a-t-il ajouté, soulignant l'importance capitale de Michael Olise dans le projet sportif du club bavarois. Engagé jusqu'en 2029, le Français semble donc promis à un bel avenir à Munich, alors qu'il s'apprête à vivre son premier classique européen contre le Real Madrid.



