Plusieurs fois, dans cette demi-finale retour entre le Bayern et le PSG (1-1), on s’est fait la réflexion que si Michael Olise nous pondait un match comme ça lors de la Coupe du monde l’été prochain, on n’allait pas être très copains. Qu’on s’entende bien, le milieu offensif bavarois est un régal depuis plusieurs mois, et on a très hâte de le voir sous le maillot bleu aux États-Unis. Mais sa prestation de mercredi soir à l’Allianz Arena, alors qu’il devait être le détonateur de son équipe pour mettre le feu et remonter ce petit but de retard, a été (très) décevante.
Six dribbles ratés et 13 duels perdus
Dès le début de la rencontre, l’ancien de Crystal Palace est apparu emprunté. Et quand il rate autant de dribbles et perd autant de duels, cette impression de détachement qui fait si souvent sa force peut se lire comme une indolence coupable. S’il a rapidement mis la pression sur Nuno Mendes en le poussant à récolter un carton jaune sur un tacle à retardement (8e minute), Olise n’a pas su profiter ensuite de cet avantage. Sa feuille de stats en dit long sur son impuissance d’un soir, avec un seul tir cadré sur quatre, six dribbles ratés et 13 duels perdus.
Les statistiques de Michael Olise lors de la demi-finale retour de la Ligue des champions entre le Bayern Munich et le PSG, le 6 mai 2026. - SofaScore / 20 Minutes
Comment expliquer cette performance ?
Par la bonne défense de son vis-à-vis portugais, déjà, en difficulté à l’aller au Parc des Princes et qui a su rectifier le tir après d’intenses séances vidéo avec le staff parisien. Sans doute aussi par le plan spécial mis en place par ce coquin de Luis Enrique, qui a trouvé le moyen de rendre la zone d’influence habituelle du numéro 17 bavarois aussi chargée que le péage de Saint-Arnoult un dimanche de retour de vacances.
C’est un internaute anglais qui a relevé cette sucrerie tactique et l’a partagée sur X. Pendant toute la rencontre, Matveï Safonov a systématiquement dégagé long vers le côté droit du Bayern, et souvent directement en touche. Conséquence, les deux équipes se sont agglutinées de ce côté du terrain, ne laissant que très peu d’espaces à Olise pour s’exprimer.
Et même quand il a eu quelques intervalles à exploiter, Olise s’est souvent pris les pieds dans le tapis. Finalement, le seul frisson qu’il aura véritablement fait passer dans la défense parisienne est cette frappe enroulée du gauche passée de peu au-dessus (27e). Tant mieux pour Paris.



