L'OGC Nice, actuel 16e et barragiste de Ligue 1, aborde la dernière journée de dimanche face à Metz sans avoir assuré son maintien. Depuis la remontée dans l'élite en 2002, le club s'était déjà retrouvé deux fois dans cette situation, en 2011 et 2012. À la différence qu'il avait à l'époque son destin en main. Coup d'œil dans le rétro.
En 2011, grâce à la défaite de Monaco
En 2010/2011, le Gym ne fait pas une mauvaise saison mais neuf clubs se tiennent en trois points de la 10e à la 18e place avant l'ultime levée. Le Gym est 14e, compte 46 points, 2 de plus que Monaco, le premier relégable. Il ne peut descendre que s'il perd contre Valenciennes (15e, 45 pts), que Monaco bat Lyon, Nancy (16e, 45 pts) ne perd pas face à Lens et Caen (17e, 45 pts) ne s'incline pas face à Marseille.
Pour le dernier match de l'histoire à Nungesser, devant 15 000 spectateurs et une centaine de supporters niçois, le Gym d'Eric Roy tient le choc à la mi-temps (0-0). Mais juste après le repos, Pujol ouvre le score (1-0) pour les Nordistes. Et le Nice d'Ospina tremble car Caen et Nancy mènent et que l'ASM pousse face à Lyon. Un but monégasque et le Gym se retrouve dans la charrette. Heureusement, au Louis II, un certain Hugo Lloris multiplie les exploits dans la cage lyonnaise. À Valenciennes, Nice essaie de revenir, hélas Pujol aggrave le score (2-0, 70'). C'est l'inquiétude mais on apprend dans le même temps que Diakhaté vient de marquer pour Lyon à Monaco. Ouf ! Le Gym finira par réduire l'écart (2-1) par Mouloungui, qui aura été l'un des grands artisans du maintien (8 buts en L1), alors que Lyon enfoncera le clou à Monaco (0-2). « On est passé par la petite porte, mais la petite porte du paradis », dira Eric Roy. Nice finit 17e et ne se sauve que grâce à la défaite de Monaco, relégué.
En 2012, une victoire folle à Gerland
Un an plus tard, le Gym se retrouve à jouer de nouveau son maintien à la dernière journée. La saison 2011/12 a été compliquée, avec notamment le remplacement d'Eric Roy par René Marsiglia à l'automne. Le Gym est 13e avant la 38e journée avec 39 pts mais seulement un point d'avance sur Ajaccio, 18e et premier relégable. La lutte pour le maintien est extrêmement serrée avec sept équipes qui se tiennent en 3 points. Un nul suffit aux Aiglons mais une défaite avec un cumul de résultats défavorables peut leur coûter le maintien.
À Gerland, face à des Lyonnais, 4es, qui ne jouent plus rien, Nice aligne un 4-1-4-1 très défensif sur le papier avec le seul Esmaël Gonçalves en pointe. Le Gym de Marsiglia, Civelli, Digard, Anin, Sablé, Grandin et Diakité démarre fort, se crée des occasions mais se fait surprendre deux fois par Lisandro (1-0, 21') et Briand (2-0, 26'). Heureusement, le vent tourne ! Monzon puis Coulibaly égalisent avant la mi-temps (2-2). Juste après le repos, Hugo Lloris, comme un an avant, donne un coup de main au Gym en boxant dans son propre but un coup-franc de Digard. Briand égalise à 3-3 à la 65e mais Gonçalves, le jeune Portugais formé au club, passe en mode dragster. Il fait tomber les Lyonnais comme des quilles avant de donner la victoire à Nice (4-3). Le Gym finit 13e et n'a, cette fois-là, eu besoin de personne pour se sauver.



