OGC Nice handball : déplacement périlleux à Saint-Maur pour la reprise
OGC Nice handball : reprise périlleuse à Saint-Maur

L'OGC Nice handball fait sa rentrée ce samedi 29 août 2026 par un déplacement périlleux à Saint-Maur (20h30), après un mois et demi de préparation intensive. Les Niçoises, qui ont terminé 6es du dernier exercice, entendent bien valider leurs efforts estivaux par une victoire, indispensable pour bien lancer une saison au format inédit.

Une préparation jugée riche et prometteuse

Depuis le 16 juillet, les Aiglonnes ont enchaîné les séances et les matchs amicaux. « La préparation a été longue, concède Sébastien Mizoule, à l'aube de sa troisième saison à la tête du Gym. Elle a été assez riche dans le contenu mais aussi dans le nombre de matchs joués (5 amicaux, ndlr), ça s'est plutôt bien passé ». Le seul match de présaison disputé à domicile, à la halle Charles-Ehrmann, s'est soldé par une victoire contre Plan-de-Cuques (28-24) le 6 août dernier.

L'intersaison a été marquée par une grande stabilité. Même staff, mêmes dirigeants et un effectif quasi identique à celui qui a accroché une magnifique 6e place en mai. Seule l'arrière internationale française Marie-Hélène Sajka, désormais sous les couleurs de Râmnicu Vâlcea en D1 roumaine, a fait ses valises. Elle est remplacée par l'ancienne dijonnaise Manon Gravelle.

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Un nouveau projet défensif et tactique

« Quand on ne renouvelle pas l'effectif, on a besoin de nouvelles choses, de ne pas tomber dans la routine d'entraînement de la saison précédente, reprend Sébastien Mizoule. On a travaillé un autre projet défensif ». Le technicien cache volontairement les détails de son plan, mais il assure pouvoir en faire usage à volonté selon les physionomies des rencontres. « C'est une stratégie que je ressortirai peut-être, ça ne concerne pas que la manière de défendre, c'est aussi tactique ».

Le coach se dit agréablement surpris par la réceptivité de ses joueuses, notamment des jeunes du groupe. « Je suis vraiment surpris du niveau qu'elles ont pu montrer. On a un groupe de 11 professionnelles mais je sais que je peux compter sur elles. Elles postulent aux groupes de 14 que je prendrai pour chaque match, en tout cas à l'extérieur. »

Saint-Maur, un adversaire à ne pas sous-estimer

« Pour Saint-Maur, le seuil de vigilance est assez haut », prévient Sébastien Mizoule. L'entraîneur niçois a une raison personnelle de se méfier : c'est cette équipe qui avait privé d'Europe le Besançon qu'il entraînait alors, à cause d'un revers subi en Île-de-France lors de la première journée. « C'est quelque chose que j'ai vécu et qui me permet de mettre le seuil de vigilance assez haut. J'espère que les filles sont à 100 % physiquement, parce qu'on ne peut pas se permettre de ne pas l'être avant un déplacement à la Stella », enchaîne le coach azuréen.

Les Franciliennes n'ont disputé que deux matchs de préparation, ce qui rend difficile l'évaluation de leur forme. La Stella, pour sa quatrième saison dans l'élite, semble condamnée à jouer le maintien, d'autant plus avec la nouvelle formule du championnat : les 4 dernières équipes se disputeront un play-down pour éviter la relégation en D1. Sauvées en barrages la saison passée face à Clermont, les Franciliennes ont perdu cinq joueuses mais recruté trois atouts, dont l'ancienne niçoise Raïssa Dapina (2023-2025) sur l'aile droite. Elles peuvent également compter sur la néo-internationale française Fatou Karamoko, qui a disputé le dernier Mondial avec les Bleues fin 2025.

Un objectif clair : éviter le groupe de la mort

Avec le passage de 14 à 12 clubs, l'élite propose des phases finales pour le titre, mais aussi une poule de maintien pour les équipes terminant entre la 9e et la 12e place. « Il faut à tout prix éviter ce groupe de la mort. On doit être dans les 8, ce qui est le cas depuis deux ans. Voilà pourquoi la seule chose qui m'intéresse, c'est de gagner. C'est ce qui crée la dynamique », insiste Sébastien Mizoule.

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Pour ce premier match, l'entraîneur des Aiglonnes pourra compter sur un effectif presque au complet ; seule la Suédoise Hanna Ahlen est indisponible. Elle devrait faire son retour à la compétition contre Metz, lors de la 3e journée. Le Gym a l'avantage psychologique sur son adversaire, n'ayant perdu qu'une seule fois lors de leurs 7 dernières confrontations. C'était lors de la plus récente, le 21 février dernier, alors que Nice traversait un creux hivernal. Méfiance, donc, mais ambition.