L'Association Nîmes Olympique a officiellement pris en charge le volet sportif du club ce jeudi, suite à la résiliation par Rani Assaf de la convention qui la liait à la SASP. Désormais, c'est Yannick Liron, président de l'Association, qui dirige les destinées sportives des Crocos. Le compte à rebours est lancé pour boucler un budget de 2,6 millions d'euros pour la saison 2025-2026, impératif à présenter à la Direction nationale du contrôle de gestion (DNCG) d'ici vendredi minuit.
Une mobilisation générale pour sauver le club
Le collectif "Sauvons le Nîmes Olympique" a promis un don de 33 000 euros, récoltés via un appel aux dents, pour aider à équilibrer le budget. En contrepartie, le collectif obtiendra une place au conseil d'administration du club. Parallèlement, Philippe Gas, patron de l'agence MGT et partenaire historique du club depuis 1991, s'est lancé dans une chasse aux partenaires. Il doit trouver 1,5 million d'euros en sollicitant son réseau d'entreprises locales. "Les chefs d'entreprise doivent vite réagir. C'est le moment pour eux de s'engager formellement dans l'avenir de Nîmes Olympique", déclare-t-il.
Le désengagement de Rani Assaf
Jeudi 19 juin, Rani Assaf a fait un pas de côté en se désengageant du sportif. La société détentrice des droits sportifs a résilié la convention avec l'Association, laissant à cette dernière les coudées franches pour gérer toutes les équipes. Cela inclut la nomination de l'entraîneur pour le National 2, avec l'expérience de Marc Collat (75 ans) potentiellement mise à contribution. La question du devenir des employés de la SASP présidée par Assaf reste en suspens.
Le soutien des collectivités territoriales
Le retour de l'Association au premier plan nécessite l'implication financière des collectivités. Vincent Bouget, délégué aux Sports du Département, a annoncé une hausse de la subvention du conseil départemental du Gard, passant de 40 000 à 100 000 euros. La Région, par la voix de Fabrice Verdier, a promis une contribution sans en préciser le montant. La Ville de Nîmes, par la voix de Franck Proust, reste silencieuse mais pourrait prendre en charge la location des installations (La Bastide, stade des Antonins) pour environ 200 000 euros, en attendant une éventuelle acquisition. Les négociations sont en cours et conditionnent la signature définitive de la résiliation de convention par Assaf.
Objectif : un repreneur crédible à long terme
Pour l'heure, le mot d'ordre est de sauver ce qui peut l'être et de présenter un budget viable à la DNCG. Si celui-ci est accepté, l'Association aura un an pour trouver un repreneur "crédible, compétent, connaisseur et investi". Philippe Gas privilégie une solution locale, élargie à tout le sud de la France, plutôt qu'un repreneur parachuté. Nîmes Olympique vit des heures décisives, entre urgence budgétaire et espoir de renaissance.



