Un déplacement crucial pour l'OGC Nice à Strasbourg
À trois semaines exactement de la demi-finale de Coupe de France programmée à la Meinau, l'OGC Nice effectue ce samedi 4 avril 2026 un déplacement capital à Strasbourg pour le compte de la 28ᵉ journée de Ligue 1. Le match, prévu à 17 heures, représente bien plus qu'une simple rencontre de championnat pour les Aiglons, qui ont comme objectif premier d'assurer leur maintien dans l'élite française le plus rapidement possible.
Une double confrontation chargée de sens
Ce déplacement strasbourgeois constitue l'acte 2 d'une trilogie face au Racing Club de Strasbourg Alsace. Après la rencontre de janvier qui marquait le retour de Claude Puel sur le banc niçois, et avant la demi-finale de Coupe de France prévue fin avril, l'épisode de ce samedi est particulièrement attendu par les supporters des deux camps. Pour les amateurs de la Coupe, il s'agit d'une répétition générale à la Meinau. Pour ceux qui s'inquiètent du maintien en Ligue 1, c'est le premier de sept rendez-vous décisifs dans la course au sauvetage.
« Gagner les deux matchs, c'est ce qu'il faut viser », déclare avec ambition Melvin Bard, le piston gauche de l'OGC Nice. « Aucun des deux matchs n'est plus important que l'autre. Enchaîner face au même adversaire en Coupe et en Championnat, nous l'avons déjà expérimenté avec Nantes et Lorient. C'est plutôt avantageux de pouvoir analyser les points forts et les points faibles de l'adversaire. Ensuite, il faut simplement faire le travail nécessaire. »
L'inconstance des Aiglons
Cette mission s'annonce toutefois particulièrement ardue pour une équipe niçoise capable du meilleur, comme à Angers (victoire 2-0), mais aussi du pire, comme face à Rennes et au PSG (défaites 0-4), d'une semaine sur l'autre. « C'est difficile de remporter un match puis d'encaisser un lourd revers à domicile juste après », reconnaît Bard. « C'est frustrant, mais c'est la réalité du football. Mentalement, c'est éprouvant, mais il faut persévérer dans le travail et ne jamais baisser les bras. »
Treizième de Ligue 1 avant le match aller contre Strasbourg (1-1) qui clôturait la première partie de saison, le Gym a continué à perdre du terrain malgré la bonne volonté affichée par Claude Puel et l'élan positif de ses débuts à la tête de l'équipe.
L'impact de Claude Puel
« Le coach a instillé ses idées concernant le pressing et le contre-pressing, et surtout il a ramené le plaisir de jouer au football », analyse Melvin Bard. « Nous avions quelque peu perdu cette dimension à un certain moment. À l'entraînement comme en match, il se montre très énergique sur le bord du terrain. Il nous galvanise constamment et nous encourage à tout donner sur le terrain. »
Claude Puel évoque quant à lui les difficultés rencontrées depuis son arrivée : « Certains matchs ont reposé sur des détails infimes qui nous ont été défavorables. C'est le propre des équipes mal classées, pas seulement le nôtre. Nous éprouvons des difficultés à enclencher une dynamique positive et à décrocher les résultats qui auraient parfois été mérités, ainsi que la confiance qui accompagne ces succès. Il faut sans doute en faire encore davantage. »
Retours de blessure et ajustements tactiques
Habitué à devoir obtenir des résultats avec un effectif réduit, Claude Puel a pu récupérer des forces vives durant la trêve internationale, tandis que Strasbourg a dû composer sans Panichelli, actuellement meilleur buteur de Ligue 1 avec 16 réalisations. Les retours de blessure de Cho et Jansson ont conduit à l'éviction de Carlos et Gouveia du groupe et pourraient inciter l'entraîneur niçois à revenir à un système à quatre défenseurs. Cette option lui permettrait d'utiliser un maximum d'armes offensives autour de Wahi, sa pointe la plus affûtée.
Après deux clean-sheets consécutifs à l'extérieur (à Angers et à Lorient en Coupe de France), le moment est venu de vérifier si le Gym possède les ressources nécessaires pour aborder la dernière ligne droite de la saison avec sérénité et ambition.



