En se qualifiant pour le troisième tour de Roland-Garros dès sa première participation, Moïse Kouame est devenu, à 17 ans et 79 jours, le plus jeune joueur à se hisser à ce stade d’un Grand Chelem depuis Rafael Nadal à Wimbledon en 2003. Avec un tel parcours, le joueur français est déjà assuré d’empocher au minimum 187 000 euros, rapporte Capital. Une somme qui représente davantage que tous les gains accumulés depuis le début de sa carrière.
Des gains records mais encadrés
En gagnant samedi contre le Chilien Alejandro Tabilo, il pourrait faire grimper cette somme à 285 000 euros. Mais le joueur entraîné par Richard Gasquet ne pourra pas en toucher l’intégralité. En France, les gains financiers des sportifs mineurs sont strictement réglementés. À son âge, Moïse Kouame voit son prize money – une fois retiré ce qui sert à financer sa structure, ses déplacements et son staff – partiellement remis à la Caisse des dépôts et consignations jusqu’à sa majorité, en mars 2027. Ses parents disposent d’un droit d’administration pour gérer sa carrière en attendant.
Un parcours exceptionnel
Inspiré par ses idoles Lewis Hamilton, Cristiano Ronaldo et Novak Djokovic, Moïse Kouame est bien entouré. Le joueur est représenté par IMG Tennis, l’agence de Carlos Alcaraz et Serena Williams, et est sponsorisé par Nike. Pour arriver à ce troisième tour, le natif de Sarcelles (Val-d’Oise) a éliminé le Croate Marin Čilić (ex-numéro 3 mondial) et a dominé le Paraguayen Adolfo Daniel Vallejo en cinq sets et près de cinq heures de match. Le joueur était épuisé après ce match de longue haleine.
« Elle vous revient, cette victoire. Sans vous, j’aurais jamais gagné ce match. Vous m’avez porté. Je pense que vous êtes plus fatigués que moi à force de crier », a-t-il lancé aux spectateurs après la rencontre. Le match aurait pu lui échapper. Alors qu’il menait deux sets à zéro, le Paraguayen est revenu au score en remportant les deux manches suivantes. Mené 5-3 dans le set décisif, Moïse Kouame est allé jusqu’au super tie-break. « J’ai découvert que je pouvais tenir une intensité haute aussi longtemps, avec le stress, le public, la chaleur. Ces trois éléments étaient réunis », a confié le jeune joueur.



