L'équipe de France des frères Lebrun s'est qualifiée pour les quarts de finale des Championnats du monde par équipes en battant le Portugal (3-0), ce mercredi à Londres. Portés par un Félix Lebrun impérial, les Bleus signent une cinquième victoire consécutive dans la compétition. Ils affronteront le vainqueur du match Brésil-Angleterre ce vendredi pour une place en demi-finale.
Une formalité maîtrisée
Ce devait être une formalité. Une heure et demie plus tard, ça l'a été, avec seulement deux sets concédés en trois matches. Emmenée par un Félix Lebrun impérial, supérieure à son adversaire au classement et en talent(s), l'équipe de France, pleine d'aisance, s'est qualifiée pour les quarts de finale des Championnats du monde par équipes, ce mercredi, en avalant la vieille garde portugaise (3-0) avec la même gloutonnerie qu'au tour précédent face aux États-Unis. Cinq matches, cinq victoires depuis le début de la compétition, qui fête son centenaire. Les Bleus ne pouvaient rêver meilleur parcours.
Les réactions des acteurs
"Je pense qu'on s'entraîne tous pour ce genre de compétition, donc il y a un supplément d'âme qui arrive. Eux aussi avaient à cœur de faire un grand match. Il fallait qu'ils le fassent pour aller chercher la victoire", a réagi sobrement Félix, signe d'une conviction intime solidement ancrée. Évidemment, les frères Lebrun, Coton et compagnie n'en sont pas encore à (se) tresser des lauriers, mais ce mercredi, il s'agissait surtout de ne pas perdre d'énergie dans la perspective du sprint final. Mission accomplie dans une Cooper Box Arena Wembley – 12 500 places mais quasiment vide – qui vit d'abord Alexis Lebrun (N.12) cravacher sévère au premier set (14-16) face au vétéran Tiago Apolonia (39 ans, N.137), avant de le rouer de coups dans les trois manches suivantes (11-7, 11-1, 11-5).
Une montée en puissance collective
Confiance, solidarité, ambition, l'équipe de France monte en puissance. Dans la foulée, son compatriote Marcos Freitas (N.87), pas de première fraîcheur lui aussi à 38 ans, n'a pas plus résisté au N.1 français Félix Lebrun, qui lui a donné pareillement la leçon (11-3, 11-9, 11-6). Il ne restait plus qu'au "troisième homme", l'effronté Flavien Coton (18 ans, N.23), le soin de parachever le travail de ses coéquipiers, chose faite en quatre sets (11-5, 10-12, 11-4, 11-?) face à Joao Geraldo (N.54). Voilà, c'est fait, les finalistes en titre ont atteint leur smic, nourri de la ferme intention de faire monter leurs actions contre le vainqueur de Brésil-Angleterre (disputé en soirée à 20h30), vendredi au tour prochain.
Vers un choc face à la Chine ?
Ce sera alors la dernière marche avant une demi-finale de feu, l'événement tant fantasmé depuis deux ans : la grande revanche face à la Chine, leurs bourreaux en 2024, qui porte tous les apparats d'une finale avant la lettre. La faute aux Chinois, battus deux fois en poule (face à la Suède et la Corée du Sud), ce qui permit aux Suédois (N.1) et Français (N.2) de s'emparer des deux premières têtes de série. Mais avant ce sommet, il faudra sans doute franchir l'obstacle brésilien, emmené par son leader Hugo Calderano (N.3), bête noire d'Alexis Lebrun et capable à lui seul de pousser les Bleus dans un marathon de cinq matches. La compétition va entrer dans le (très) dur mais à l'évidence, l'équipe de France monte en puissance et s'affiche de plus en plus comme un vainqueur potentiel. Confiance, solidarité, ambition, les trois mamelles du succès sont réunies. Le soleil brille dans la grisaille londonienne.
"On se sent tous bien. On est tous prêts, on est tous super bien entraînés. On joue notre meilleur niveau, on est en quarts de finale des Championnats du monde. Donc tout se passe bien et on a hâte d'y être." Félix l'a dit. Tout roule.



