Les États-Unis, qui accueillent la Coupe du monde pour la deuxième fois après 1994, ont parfaitement lancé leur tournoi avec un net succès 4-1 face au Paraguay, vendredi à Los Angeles. L'attaquant Folarin Balogun s'est illustré en inscrivant un doublé, offrant une démonstration de force à l'équipe américaine.
Un début de tournoi prometteur
En quête d'enthousiasme dans un pays où le soccer reste un sport secondaire, Team USA a fait sa part du travail pour tenter de déclencher un élan populaire. Trente-deux ans après 1994, le Mondial, coorganisé avec le Mexique et le Canada, a doublé de volume pour opposer 48 participants. Le ballon rond américain est sorti de l'amateurisme, a salué avant le match l'ancien capitaine Tony Meola : « Jamais je n'aurais imaginé ça », a-t-il lancé à propos de la professionnalisation du championnat MLS.
Une ambiance festive au SoFi Stadium
Le SoFi Stadium, repaire habituel des Rams et des Chargers de la NFL, avec son toit transparent, a renvoyé à la nostalgie le charme ancien du Rose Bowl de Pasadena, antre de la finale 1994. La rencontre a été précédée par une cérémonie d'ouverture sobre, en deux parties. Le rappeur Future s'est produit devant une réplique gonflable géante du trophée, suivi d'un défilé de drapeaux et de la popstar Katy Perry, interprétant son titre « Wonder », sous les yeux de vedettes hollywoodiennes comme Halle Berry, Tom Cruise, Leonardo DiCaprio et George Lucas.
Donald Trump, personnage incontournable de cette Coupe du monde, n'a pas fait le déplacement pour le match d'ouverture à Los Angeles, où il a été représenté par le secrétaire d'État Marco Rubio.
La performance de Balogun
Le président pourra regretter d'avoir manqué la démonstration de Team USA, à l'image du taulier Christian Pulisic, intenable à gauche avant de sortir à la pause. Le milieu offensif de l'AC Milan a dribblé deux défenseurs pour entrer dans la surface et glisser le ballon à Weston McKennie, dont le centre a été maladroitement contré dans son but par Damian Bobadilla (7e).
Folarin Balogun a multiplié les bonnes actions : un but annulé pour hors jeu (28e) avant d'inscrire un doublé. L'attaquant de Monaco a d'abord assuré un plat du pied droit au cœur de la surface, servi par Pulisic (31e), puis a allumé la lucarne du pied gauche après deux dribbles inspirés (45+5). « Je suis aux anges. Trois buts dès la première période d'un match d'ouverture du Mondial à domicile, c'est fantastique. Quelle belle soirée », a savouré le double buteur. « C'est exactement la façon dont on voulait débuter le tournoi », a ajouté son capitaine Tim Ream.
La réduction du score et le dernier but
Le Paraguay, inoffensif jusqu'alors, a réduit la marque par Mauricio, envoyé dans la surface par Julio Enciso (73e). Enfin, Giovanni Reyna a clos la marque d'un subtil extérieur du pied (90+8). Avant d'affronter l'Australie puis la Turquie, les États-Unis sont parfaitement lancés dans leur groupe D, eux qui n'ont jamais dépassé les quarts de finale dans l'ère moderne (en 2002, éliminés par l'Allemagne).
Des supporters enthousiastes
Bardés de maillots et drapeaux stars and stripes, les supporters américains ont offert une belle ambiance à leurs joueurs. Isaac Pizarro, Floridien de 42 ans né à Porto Rico, venu avec son fils Jacob, s'est dit « super enthousiaste » et croit que son équipe « peut aller au bout » du tournoi. Ce responsable des ventes a déboursé 1 900 dollars par place (1 640 euros) : « C'est cher mais c'est ainsi, j'ai la chance d'avoir les moyens. »



