MHSC Féminines : nouveau nom, logo et stade pour la saison prochaine
MHSC Féminines : nouveau nom, logo et stade pour 2026-2027

Au lendemain du maintien acquis par le MHSC Féminines en Première Ligue, Paul Bouffard, son président, tire le bilan d’une saison éprouvante et se projette sur les chantiers de demain. Stade, nom, effectif… Voici les grandes lignes de l’interview accordée à Midi Libre.

Un grand ouf de soulagement

« C’est un grand ouf de soulagement ! On sait que le sport et le football font vivre ces émotions-là mais le scénario ne pouvait être plus stressant. Je nous souhaite qu’on ne revive pas ces émotions la saison prochaine. On est passé de l’abattement – je vois encore le directeur général de l’OL Lyonnes venir me faire une accolade, désolé pour nous et deux secondes plus tard, on nous signale que Fleury a marqué… Ce sont des émotions qu’on vit rarement, qu’il faut savourer, mais il va vite falloir se remettre au boulot pour ne pas revivre ça la saison prochaine », confie Paul Bouffard.

Un projet à long terme

Le président insiste sur la continuité du projet, quel que soit le niveau : « Le projet qu’on porte est un projet à long terme. Je l’ai dit ces dernières semaines, quelle que soit l’issue de la saison, on allait continuer les travaux engagés. C’est la vitesse de développement qui n’allait pas être la même parce qu’en D2, les revenus sont moindres, il faut faire attention. Là, en D1, on va pouvoir être plus ambitieux et continuer notre feuille de route. »

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Une nouvelle identité visuelle

Le club prépare un changement d’image : « Nouveau logo et nouveau nom, qui seront divulgués au début de l’été. Le timing est compliqué avec la Coupe du monde et tous les yeux médiatiques rivés dessus. Je veux qu’on soit hors du cadre, je ne veux pas qu’on fasse comme tout le monde et je veux qu’on nous voie. On dit souvent que le sport féminin et le foot féminin manquent de visibilité, à nous de prendre le contre-pied de cet a priori là. »

Un héritage préservé

Malgré ce virage, l’histoire du club reste centrale : « D’un côté, il y a le poids de l’histoire : quand on répète à des jeunes joueuses de 18-20 ans qu’un club historique comme Montpellier ne peut pas descendre, il y a une pression supplémentaire pas facile à gérer ; on avait un devoir de garder ce club en D1. C’est pour ça aussi qu’on a placé notre confiance en Jean-Louis (Saez) qui a la connaissance de cette histoire et au-delà de son côté formateur, il a conscience de ce qui a été construit avant ; l’idée du projet, c’est de ne pas l’oublier. Il faut qu’on s’appuie dessus, c’est une vraie force. Soyons fiers et à la hauteur de ce qui a été construit. Cet été, il va y avoir un vrai virage mais qui n’oubliera pas l’histoire. »

Un stade partagé entre Grammont et la Mosson

La saison prochaine, les matches se joueront à Grammont, avec l’ambition d’aller plus souvent à la Mosson : « Toujours, oui, avec l’ambition d’aller jouer un peu plus souvent à la Mosson. On a des discussions à avoir avec les institutions, la Ville et la Métropole, mais l’idée est de donner plus d’exposition aux féminines comme on a pu le faire contre le PSG cette saison… C’était une première pierre qui n’est que le début d’une histoire. »

Un effectif en pleine mutation

De nombreuses joueuses sont en fin de contrat, et le club veut reconstruire : « On va tourner une page cet été, avec beaucoup de joueuses en fin de contrat. Des joueuses qui veulent partir aussi. On va avoir la main sur la construction de notre équipe. Ça va amener une modification assez profonde de l’effectif parce qu’on était au bout d’un cycle mené par les garçons et le groupe Nicollin. Un rachat est un nouveau souffle. »

La formation reste un pilier : « C’est dans l’ADN du club d’être un club formateur. Il faut en revanche dans ce genre de situation qu’on leur fasse comprendre qu’elles ont encore à apprendre mais qu’on a des choses à leur apporter pour les accompagner dans leur développement. »

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Une autonomie renforcée

Le club sera totalement indépendant du MHSC masculin à partir de l’été, à l’exception de l’immobilier : « On était en services partagés jusqu’en décembre avec des prestations faites par le MHSC sur des services supports, médicaux, qui nous permettaient de prendre le temps de nous mettre en place mais on va être complètement autonome à partir de cet été. On est détachés des garçons si ce n’est sur l’immobilier puisqu’on loue les locaux ; on a un contrat qui aujourd’hui sécurise le fait de jouer et s’entraîner à Grammont, d’avoir les bureaux au siège. »

Paul Bouffard conclut : « On profite de ce maintien arraché et qui a fait vivre des émotions à tout le monde et derrière, c’est le travail. Si on est dans cette situation-là, c’est que la saison n’a pas été parfaite. Il y a des choses à redresser. L’idée n’est pas de jouer le maintien toutes les saisons et d’être en stress toutes les fins de saisons, mais d’aller viser haut ; pour ça, il va falloir restructurer, professionnaliser, mettre plus de rigueur à tous les étages du club et c’est un chantier auquel on va s’atteler cet été. »