Axel Witsel, recrue phare de l'OGC Nice, s'est présenté face à la presse ce mercredi 19 août, affichant un bonheur manifeste d'avoir rejoint la capitale azuréenne. Malgré ses 37 ans bien entamés, l'attente et l'engouement autour de son arrivée étaient à la hauteur du pedigree du joueur, passé par Benfica Lisbonne, le Borussia Dortmund et l'Atlético de Madrid. Sa signature, officialisée tard mardi soir par le club, a précédé cette conférence de presse au cours de laquelle une ribambelle de sujets ont été évoqués : son choix de rejoindre l'OGC Nice, ses motivations, son rôle dans le vestiaire.
Un choix mûrement réfléchi, mais sans hésitation
Interrogé sur les raisons de son arrivée, Witsel a été clair : « Je n'ai pas réfléchi trois fois avant de venir ici. À partir du moment où j'ai eu un bon feeling avec le coach et le directeur (sportif), et qu'on s'est mis d'accord contractuellement, je n'ai pas hésité une seule fois. » Il a précisé avoir eu d'autres sollicitations, mais « un peu plus exotiques et plus loin ». Soucieux de sa famille, il souhaitait rester en Europe et compétitif. Avant de signer, il a appelé Dante, son ancien coéquipier au Standard de Liège, qui lui a parlé du club, des infrastructures et de la manière dont ça se passait. « Franchement, j'ai eu un très bon retour », a-t-il ajouté.
La passion du football comme moteur
À 37 ans, Witsel explique sa longévité par la passion : « La passion du football, je l'ai toujours. C'est pour ça que je suis encore là et compétitif. J'aime m'entraîner au quotidien. Le jour où je me lève le matin et que je n'ai plus cette flamme, ce sera la fin. » Il a signé un contrat d'un an plus un, qui s'activera automatiquement en fonction d'un nombre de matchs joués. « J'aimerais terminer ma carrière ici », a-t-il confié, tout en ajoutant qu'il faudra voir comment son corps évolue.
La découverte de la Ligue 1 et les objectifs niçois
N'ayant jamais joué en France, Witsel découvrira la Ligue 1. Il en a « l'image d'un championnat intense et physiquement costaud », et sait que « ça ne va pas être simple ». Concernant les objectifs de la saison, il a rappelé le souvenir d'un « Nice européen, d'une équipe qui joue pour ça ». Il a affirmé : « L'objectif est clair : faire beaucoup mieux que la saison dernière, montrer une meilleure image de l'équipe et retrouver cette cohésion de groupe. »
Au sujet de son apport au vestiaire, il souhaite transmettre son expérience et son vécu, surtout au quotidien, pour aider les jeunes. « Je ne suis pas non plus le gars qui va crier sur les jeunes tous les jours. Je sais que ça peut être saoulant », a-t-il nuancé. Interpellé sur les supporters, il les a comparés à ceux du Standard de Liège : « À partir du moment où tu portes le maillot et que tu donnes tout, ils sont derrière toi. »
Préparation, polyvalence et premiers pas sur le terrain
Witsel s'est préparé physiquement de manière individuelle, presque tous les jours, en commençant aux îles Turques-et-Caïques, puis en Belgique et à Madrid. Il estime qu'il lui faudra « quelques entraînements collectifs » avant d'être prêt. Il aimerait faire partie du groupe contre le Paris FC et Monaco, mais pas contre Lorient, trop tôt. Sur le plan tactique, il se voit polyvalent : milieu de terrain, ou défenseur dans une défense à trois, comme il l'a fait pendant trois ans à l'Atlético de Madrid sous les ordres de Diego Simeone. « Ma position préférée reste quand même le milieu de terrain, c'est là où je m'épanouis le plus », a-t-il précisé.
Witsel remplace numériquement Laurent Abergel, victime d'une rupture du ligament croisé antérieur du genou droit. Il a exprimé son soutien à son collègue, espérant qu'il revienne vite. Il a également évoqué la ville de Nice, qu'il connaît un peu, et a révélé avoir possédé une maison à Saint-Paul-de-Vence, vendue récemment. Il ne connaît personnellement aucun de ses nouveaux coéquipiers, mais se dit prêt à intégrer le vestiaire. Enfin, il a rappelé avoir joué une seule fois à l'Allianz Riviera, en 2016 avec la Belgique, et a hâte de découvrir le stade avec les supporters.



