MHR : rouleau-compresseur et identité, le club au sommet de son art ?
MHR : rouleau-compresseur et identité, le club au sommet

Le Montpellier Hérault Rugby continue de se dévoiler un peu plus aux yeux du rugby français, après sa victoire facile en Challenge contre l’Ulster (59-26). Pourtant, cela fait plusieurs mois que le MHR avance en silence.

Une victoire éclatante qui interroge

En traînant dans les couloirs de la "cathédrale" San Mamès, quelques heures après la triomphante victoire du Montpellier Hérault Rugby en finale de Challenge contre l’Ulster (59-26), plusieurs confrères faisaient part de leur surprise quant à la qualité du club héraultais. "Ça devient sérieux cette équipe", entend-on ici et là. Avant le coup d’envoi de la rencontre, sur le parvis du stade, même constat chez les supporters.

Si le rugby français se réveille à peine, le MHR, lui, travaille jour et nuit, dans le sillage de son staff et de son manager, Joan Caudullo, pour atteindre son meilleur niveau. Ça bosse sans faire de bruit, dans l’ombre, car il est, et restera, toujours moins bankable que des Bordelais, Toulousains, Rochelais et Toulonnais. La lumière ne s’éternisera jamais sur eux, à moins qu’Antoine Dupont s’engage un jour dans l’Hérault, mais ce n’est pas vraiment dans les plans.

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Une hyperpuissance latente

Pourtant, cette impression d’hyperpuissance que dégage Montpellier, elle est là depuis un moment, d’abord entraperçue lors de la fessée mémorable infligée au Stade Toulousain fin septembre (44-17). Et avec du recul, c’est depuis mi-novembre que l’impression est devenue une vérité. Le MHR broie chaque adversaire qu’il reçoit. La Rochelle, Bayonne, Lyon, Stade Français, Racing… Tous en ont pris entre 35 et 60 au Septeo Stadium.

Le rouleau-compresseur montpelliérain semble plus fort que jamais, attesté par cette série de vingt victoires sur les vingt-trois derniers matches.

Rouleau compresseur et identité

De réputation, le paquet d’avants a toujours été l’identité du club héraultais. Même à l’époque Fabien Galthié, son jeu de mouvements n’aurait pas existé sans les besogneux Matadigo, Gorgodze, Fakate, De Marco, Jgenti, Hancke, Macurdy… Quand vous discutez avec un Didier Bès, il est le premier à rappeler l’ADN de ce club qu’il connaît par cœur depuis son arrivée comme talonneur en 1990. À l’époque, le rugby montpelliérain rimait avec Sabathé.

"Les équipes débarquaient et demandaient : mais elle est où la pelouse ? Il n’y en avait pas, c’était de la terre", sourit le Monsieur Mêlée du club. Ce côté rustique, au milieu d’un monde ultra-pro, tient à cœur le staff. Et il n’empêche pas d’être à jour sur les datas et compagnie.

"On est loin de se limiter à ça. Ces derniers mois, on ne gagne pas qu’avec notre conquête et notre défense", assure Joan Caudullo. Les 40 points de moyenne des six derniers mois approuvent ses propos. Tout comme la qualité du recrutement, la bonne forme des catégories jeunes et le projet toujours plus pris à bras-le-corps par les joueurs.

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