Mbappé, le "dictateur" qui fait taire les critiques et marque l'histoire
Mbappé, le "dictateur" qui marque l'histoire en Coupe du monde

Les États-Unis ne sont pas un pays de football, et cela ne changera pas de sitôt. Pourtant, certains spectateurs américains, qui soutenaient les Bleus lors du quart de finale de la Coupe du monde entre la France et le Maroc (2-0), jeudi, ont adopté la dernière tendance, déjà vue à Philadelphie : porter un tee-shirt avec le visage de Kylian Mbappé en costume militaire, le présentant comme un dictateur.

Cette référence est parvenue aux oreilles de Didier Deschamps, qui l'a évoquée à deux reprises lors de ses obligations médiatiques, notamment jeudi après la qualification des Bleus pour les demi-finales : « Beaucoup de monde pense que Kylian est un dictateur qui ne pense qu'à lui-même, a martelé le sélectionneur en conférence de presse. C'est un capitaine exemplaire tourné vers les autres. »

Un penalty raté qui n'a pas entamé sa détermination

Mbappé a ouvert le score à l'heure de jeu, lançant les Bleus vers les demi-finales. L'attaquant du Real Madrid a inscrit son huitième but de la compétition, égalant Léo Messi, qui a un match de moins. Ce but lui a aussi permis de faire basculer la rencontre face à son ami Achraf Hakimi dans le bon sens, après une partie qui semblait lui échapper.

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Pourtant, tout avait bien commencé : une première frappe (4e) au ras du poteau détournée par Yassine Bounou, puis une énorme accélération (25e) obtenant un penalty après avoir été fauché par Noussair Mazraoui. Le penalty, malheureusement, n'a pas été transformé par le meilleur buteur de l'histoire de l'équipe de France, après de longues minutes alambiquées. Alors que le VAR a tardé à confirmer la sanction (plus de trois minutes), Kylian Mbappé s'est « laissé déconcentrer » et a vu Yassine Bounou capter sa tentative sur sa gauche, « mal tirée », a reconnu l'attaquant.

Depuis la tribune de presse, on a senti Mbappé perdre le rythme entre la 25e et la 60e minute. Il a raté une énorme occasion avec une frappe dans les nuages (56e) et a foiré une belle occasion avec un centre derrière les buts (58e). La question s'est posée : le penalty raté lui est-il resté en tête ?

Le soutien de Deschamps et Dembélé

Didier Deschamps a répondu : « Après ce qui s'est passé en première mi-temps avec le penalty arrêté et les trois occasions, on n'a pas eu l'efficacité. Ça ne met pas de doute dans la tête de mes joueurs et encore moins dans celle de Kylian. »

Ousmane Dembélé, qui côtoie Mbappé depuis longtemps, n'était pas sceptique : « C'est un joueur incroyable, c'est notre capitaine. C'est un joueur qui ne doute pas, il a un mental incroyable, on est content pour lui. »

À la 60e minute, Mbappé a mis tout le monde d'accord. Après avoir récupéré une passe de Michael Olise au bord de la surface, il a tenté sa spéciale à 17 mètres : frappe enroulée du pied droit, lucarne opposée, Bounou n'a même pas pu effleurer le ballon. Son 20e but en Coupe du monde avec les Bleus, sur les 64 inscrits au total.

Un record historique et une implication décisive

Selon Opta, Mbappé est devenu le premier joueur à être impliqué dans 100 buts en équipe de France (64 buts, 36 passes décisives), à seulement 27 ans. Il y a aussi les gestes décisifs non répertoriés, comme sur le deuxième but de Dembélé, cinq minutes après l'ouverture du score. « Kylian, deux trois minutes avant, il me dit de rester dans l'axe et dès qu'on va avoir l'opportunité, on va aller en contre-attaque, a raconté Dembélé sur M6. C'est ce qu'il s'est passé, il a fait une très belle course pour me libérer le champ. »

Mbappé est sorti à quinze minutes de la fin, remplacé par Jean-Philippe Mateta en raison d'une petite alerte physique. « Ça va bien, j'ai pris un coup à la cheville, mais ça va bien, a rassuré Mbappé sur beIN Sports. À ce moment-là, Jean-Philippe était plus apte que moi pour jouer les quinze dernières minutes. »

Toujours dans la volonté de mettre en avant les autres, Mbappé n'a pas répondu à une question sur son but. Sur les six minutes en zone mixte, il n'a cessé de parler du collectif et de sa volonté de marquer l'histoire. Il l'a déjà fait jeudi, notamment aux dépens de Didier Deschamps : « Il a battu mon record de sélections (104 contre 103), ce n'est pas beau ça ? », a plaisanté le sélectionneur.

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