Lucas Réal : fin de cycle au GAB avant le Final Four de Pomarez
Lucas Réal : fin de cycle au GAB avant le Final Four

À 24 ans, l’ailier originaire de Layrac vit ses derniers instants dans le club meilhanais. Entre la frustration d’avoir perdu la finale du championnat de France de N2 et l’excitation de retrouver les arènes de Pomarez, une phase finale en chasse une autre. Battu dimanche en finale du championnat de France de Nationale 2 (63-78 par Souffelweyersheim), le GAB bascule cette semaine sur le Final Four de la Super Coupe « Sud Ouest », avec la demie contre l’AB Chalosse (Pré-Nationale) programmée vendredi soir (20 h 15) dans les arènes de Pomarez. Une fin de saison intense pour les Garonnais, et particulièrement pour l’ailier Lucas Réal, qui va quitter le club après quatre ans pour rejoindre les Landes et l’ESMS. Non sans émotion.

Un retour difficile après la défaite en finale

Interrogé sur le retour de La Charité-sur-Loire dimanche soir, Lucas Réal confie : « C’était long. Un peu dur à digérer quand même. On a pas mal de regrets sur cette finale qui, je pense, était à notre portée. Ça fait vraiment chier d’être passé à travers ; à titre personnel, j’en fais partie. Aujourd’hui encore, c’est compliqué de l’accepter. »

Malgré tout, le parcours reste historique. « Oui, c’est sûr. Ça l’était déjà d’avoir gagné cette demi-finale [82-77 face à Laval]. Un petit soulagement car mine de rien, on était certain de ramener une médaille à la maison. »

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Y a-t-il eu un relâchement après cette demie victorieuse ? « Inconsciemment, peut-être. On a pu penser qu’on avait passé le plus gros. « Souffel » a réussi à nous faire déjouer et de notre côté, nous n’avons peut-être pas abordé le match de la meilleure des façons. »

Un autre Final Four à disputer

Pas le temps de gamberger : dès vendredi soir, le GAB attaque un autre Final Four, celui de la Super Coupe « Sud Ouest ». « C’est vraiment une coupe qui nous tient à cœur, explique Lucas Réal. Pour l’ensemble du club, les bénévoles, les supporteurs. C’est un moment hyper important pour eux ; c’est aussi un peu leur fête. Ils savent qu’ils vont passer un chouette week-end. En plus, on a la chance d’avoir les filles en finale. La saison dernière, on a disputé une troisième finale consécutive, que l’on a perdue [70-62 contre le BBM]. On va reprendre l’entraînement dès demain [mardi]. Mercredi, aussi. Ça va nous permettre de nous retrouver et de passer à autre chose, afin d’essayer de finir au mieux cette saison. »

Contrairement au dernier carré du championnat, le GAB est grand favori, seul pensionnaire de N2 encore en lice. « On a l’étiquette de favoris, c’est certain. Mais ce n’est pas parce qu’il y a deux divisions d’écart avec l’ABC que ça va être facile. Ils viennent de gagner le titre de champion régional [91-85 contre Castelnau]. Ils sortent d’une grande saison, avec une montée en N3. Ils seront chez eux et bénéficieront d’un fort engouement. Ce n’est pas du tout une rencontre à prendre à la légère. Et derrière, si l’on s’impose, un autre gros match nous attendra car au final, il n’y a que des équipes qui ont fini premières de leur poule en championnat. »

Les derniers jours au GAB

À titre personnel, Lucas Réal vit ses derniers jours au GAB avant de rejoindre l’ESMS. « C’était un peu compliqué à réaliser jusque-là. Même après le dernier match de championnat à la maison, j’avais un peu de mal. Il reste désormais une semaine, deux entraînements ; je commence à sentir que c’est la fin. Ça fait bizarre, un petit pincement au cœur, aussi. Et c’est pour ça que je suis encore plus déçu du résultat d’hier [dimanche] car j’avais vraiment à cœur de pouvoir ramener ce titre. On ne se souvient que de ceux qui gagnent. À moi de m’en servir pour avoir encore plus la rage ce week-end. »

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Son départ pour les Landes est un choix familial et personnel. « C’est familial. Un choix de vie, pas de basket, car j’aurais pu faire ma carrière au GAB. Je suis vraiment très content d’avoir fait le choix de venir dans ce club il y a quatre ans. Mais ma copine vit à Mont-de-Marsan ; mon père s’apprête à déménager à Capbreton. Je suis déjà passé par les Landes quand j’étais plus jeune et la plupart de mes potes sont là-bas. Je savais que j’y reviendrais un jour et je pense que c’est le bon moment. Je pense avoir fini quelque chose au GAB et je vais pouvoir commencer un nouveau chapitre. »

Une raison de plus pour s’imposer ce week-end à Pomarez : « C’est ça ; il n’y a pas le choix. »