Lille sombre face à l'Étoile rouge en Ligue Europa : une crise qui s'aggrave
Lille battu par l'Étoile rouge, crise sportive confirmée

Une défaite cinglante pour le LOSC en Ligue Europa

Le LOSC a subi une défaite préoccupante face à l'Étoile rouge de Belgrade (1-0), jeudi 19 février 2026, lors du barrage aller de qualification en huitièmes de finale de la Ligue Europa. Cette rencontre, disputée au stade Pierre-Mauroy de Lille, a mis en lumière les profondes difficultés du club nordiste, en manque flagrant de confiance, d'idées et d'intensité.

Des choix tactiques qui n'ont pas porté leurs fruits

Dans une enceinte de Villeneuve-d'Ascq à moitié vide, l'entraîneur Bruno Genesio a opté pour une composition surprenante. Gaëtan Perrin a été titularisé sur l'aile droite pour la première fois depuis son arrivée cet hiver, tandis qu'Ayyoub Bouaddi occupait à nouveau le poste de latéral droit et Matias Fernandez-Pardo évoluait en pointe. Malheureusement, ces décisions n'ont pas réussi à sortir les Dogues de leur marasme sportif.

Le LOSC semble désormais atteint d'un nouveau mal : un manque criant d'intensité. Les occasions nettes de but ont été rares, avec seulement quelques actions notables comme un centre dangereux de Gaëtan Perrin à la 25e minute, une frappe manquée d'Hakon Haraldsson à la 32e, et deux tirs de Romain Perraud en fin de match. Le gardien serbe Matheus Magalhaes n'a même pas eu à effectuer le moindre arrêt pour préserver son but.

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L'Étoile rouge profite des erreurs lilloises

Si l'Étoile rouge n'a pas brillé par un jeu offensif éclatant, elle a su être efficace au moment crucial. Le défenseur central Franklin Tebo Uchenna a profité d'une négligence défensive lilloise pour reprendre un corner dans les six mètres de Berke Ozer, inscrivant le but victorieux juste avant la mi-temps. Cette action a souligné les fragilités persistantes du LOSC, malgré les tentatives de rectification de Bruno Genesio.

Les changements opérés en cours de match, avec les entrées de Nabil Bentaleb et Tiago Santos à la mi-temps, puis celle d'Olivier Giroud à la 63e minute, n'ont pas inversé la tendance. Le LOSC a même frôlé la catastrophe sans les arrêts décisifs de Berke Ozer face à Marko Arnautovic à deux reprises.

Une colère palpable dans les tribunes

La frustration des supporters s'est manifestée par des sifflets dès la mi-temps, puis par une bronca générale à la fin de la rencontre. Les ultras du Dogues Virage Est (DVE) ont lancé des pétards et des slogans hostiles, exigeant plus d'engagement des joueurs avec des cris comme "Mouillez le maillot" ou "On veut des guerriers". Certains ont même réclamé la démission de Bruno Genesio, témoignant d'une défiance grandissante envers l'encadrement technique.

Une mission périlleuse en Serbie

Le LOSC devra maintenant réaliser l'exploit de se qualifier au match retour dans la capitale serbe, où il avait déjà perdu 1-0 en novembre lors de la phase de groupe. Depuis cette précédente défaite, le club s'est enfoncé dans une crise de résultats dont il peine à s'extraire, malgré les efforts répétés de son entraîneur. Cette nouvelle déconvenue aggrave une situation déjà tendue, remettant en question la capacité du LOSC à retrouver son niveau de performance antérieur.

Cette défaite s'inscrit dans un contexte plus large de difficultés pour les clubs français en Ligue Europa, comme en témoignent les récents revers de Lyon et Nice, malgré le sursaut de Strasbourg. Pour le LOSC, l'urgence est désormais de redonner de l'élan à une équipe en perte de repères, sous peine de voir sa saison tourner au fiasco complet.

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