Un match nul frustrant pour Lens à Strasbourg
Pour la première fois de la saison, le Racing Club de Lens doit véritablement gérer le vent contraire. Après la désillusion contre l'AS Monaco (défaite 2-3 après avoir mené 2-0) lors de la précédente journée, les Sang et Or ont concédé un match nul frustrant, vendredi 27 février en soirée, sur la pelouse de Strasbourg (1-1), en ouverture de la 24e journée de Ligue 1.
Une occasion manquée pour la tête du classement
Les Lensois ont ainsi manqué l'opportunité de reprendre, même provisoirement, la première place du championnat au Paris Saint-Germain. Le club parisien compte désormais un point d'avance et pourrait en ajouter trois supplémentaires samedi en cas de succès au Havre. Cette situation place Lens dans une position délicate dans la course au titre.
Une erreur défensive coûteuse
Dominateurs pendant une grande partie de la rencontre, les Artésiens ont été plombés par deux éléments principaux. D'abord, une passe en retrait complètement manquée par Ismaëlo Ganiou, d'ordinaire si solide, qui a permis à l'attaquant strasbourgeois Joaquin Panichelli d'ouvrir le score en lobant idéalement le gardien lensois Robin Risser (1-0, 18e minute). Cette erreur individuelle a immédiatement mis Lens en difficulté.
Un manque criant de précision offensive
Ensuite, les Lensois ont souffert d'un manque de précision flagrant dans la surface adverse. Après le quatorzième but de la saison de l'attaquant argentin Panichelli – qui lui permet de rejoindre Mason Greenwood en tête du classement des buteurs –, les joueurs du Nord n'ont pourtant pas ménagé leurs efforts. Ils ont frappé à onze reprises en première période et même vingt-cinq fois au total sur l'ensemble du match.
Mais durant le premier acte, ils n'ont pas réussi à cadrer le moindre tir, contrairement à Strasbourg qui a placé trois tirs cadrés sur six occasions. Les Artésiens auraient même pu bénéficier d'un penalty quand Saud Abdulhamid a été fauché par Guéla Doué (33e), mais l'arbitre Clément Turpin n'a pas sifflé et l'action n'a pas été rejugée par la VAR.
Des performances individuelles décevantes
Dans ce festival d'occasions manquées, Odsonne Edouard s'est montré particulièrement maladroit, tandis que Florian Thauvin a connu une première période très compliquée. L'international français a manqué de précision et de combativité pour gagner ses duels, pénalisant même son équipe par son manque d'engagement défensif. Il a perdu vingt ballons en une seule période, un chiffre particulièrement élevé pour un joueur de son calibre.
L'égalisation et les occasions strasbourgeoises
Le numéro 10 lensois a toutefois eu davantage d'influence dans le jeu lors du second acte, et les Lensois ont finalement été récompensés lorsque Mamadou Sangaré, de retour de blessure, a égalisé d'une jolie reprise de volée à l'entrée de la surface alsacienne suite à un corner repoussé (1-1, 62e). Il s'agissait alors de la vingt et unième frappe lensoise du match.
Les Alsaciens – qui restaient sur une magnifique prestation face à Lyon (3-1) – se sont immédiatement rebiffés après ce but, croyant même obtenir un penalty quand Joaquin Panichelli s'est écroulé dans la surface lensoise après un tacle glissé de Malang Sarr (66e). Mais Clément Turpin est revenu sur son coup de sifflet après visionnage de la VAR.
Un gardien qui se rachète
De son côté, Robin Risser, le gardien lensois de retour au stade de la Meinau face à son club formateur, n'a jamais été véritablement inquiété, malgré deux tentatives d'Adboul Ouattara (71e, 82e). Risser a très bien rebondi après sa bévue face à Monaco, tout comme l'ensemble de ses coéquipiers qui ont montré une certaine solidité défensive après l'erreur initiale.
Les réactions techniques et les perspectives
« C'était important pour nous d'avoir un résultat positif ce soir », a néanmoins souligné l'entraîneur lensois Pierre Sage après le match. « Au vu du scénario du match de la semaine dernière et de la frustration qui en est ressortie, j'ai trouvé qu'on avait une attitude de compétiteur ce soir, même si on se met un peu en difficulté en concédant ce but suite à une erreur. Mais voilà, l'équipe dégage quelque chose qui rassure », a ajouté le technicien.
Son équipe doit à présent se concentrer sur le quart de finale de la Coupe de France contre Lyon, jeudi prochain. Une compétition que le club nordiste, champion de France en 1998, n'a jamais remportée dans son histoire, ajoutant ainsi un enjeu supplémentaire à cette rencontre cruciale. La locomotive lensoise ralentit, mais n'est pas encore à l'arrêt.



