Une semaine après la demi-finale aller face à Vienne (14-8), Langon dispute dimanche la seconde manche en Isère, avec une place en finale et une montée en Nationale 1 à la clé. Dimanche, à Vienne (15 heures), ce n’est pas un simple match de rugby que le Stade Langonnais s’apprête à jouer. Mais une demi-finale retour de Nationale 2 avec un double enjeu : accéder à la finale de la compétition, et décrocher un billet pour l’échelon supérieur, la Nationale 1.
Une avance de six points à défendre
Une semaine après avoir remporté la première manche à Comberlin (14-8), les Rouge et Blanc auront donc une avance de 6 points à défendre chez le CS Vienne, ce qui est peu et beaucoup à la fois. Alors, quelle est la stratégie à adopter ? « Six points, ce n’est pas grand-chose, mais ils ont quand même le mérite d’exister, considère l’entraîneur Sébastien Dimitri. Si on joue pour ne pas perdre le match, on risque de se tromper. On va donc attaquer ce match pour essayer de le gagner, comme si on était à 0-0. Au fil du match, on va bien sûr commencer à regarder le score et à calculer. On a les clés pour faire quelque chose là-bas, on va essayer de jouer et surtout de ne pas avoir de regrets à la fin. »
Le capitaine Mendy suspendu
Sans leur capitaine Thomas Mendy (suspendu), les Sud-Girondins croient en leurs chances dans un stade Jean Etcheberry où les Viennois avaient très mal démarré leur saison, avec trois défaites consécutives contre Rumilly (25-27), Genève (16-18) et Aubenas (8-18). Depuis, ils ont bien redressé la barre dans leur antre, avec une série en cours de neuf victoires d’affilée, jusqu’au quart de finale contre Tyrosse (35-19).
« Six points, ce n’est pas grand-chose, mais ils ont quand même le mérite d’exister » Pour préparer au mieux ce deuxième round face à Vienne, Langon a passé une semaine courte et relativement calme : « On a plutôt axé sur la stratégie, la récupération et la régénération, confie Sébastien Dimitri. Ce n’est pas en une semaine que l’on va tout révolutionner. Plutôt que de s’entraîner dur avec beaucoup d’intensité, on a besoin d’être frais, d’être concentré à 150 % et d’avoir beaucoup d’énergie, car dimanche, il va faire très chaud. »
Le salut par le jeu
Les conditions climatiques s’annoncent en effet propices à un rugby offensif que Langon affectionne, avec de la vitesse et du mouvement, comme cela avait été le cas à Tyrosse lors de la dernière journée de la saison régulière (32-38). Un match référence chez un gros, qui rappelle que le salut et la qualification des Langonnais passeront par le jeu, surtout quand on sait la spécificité de l’article 343-2 du règlement de la FFR : en cas d’égalité sur les points « terrain » (4 pour Langon, 1 pour Vienne) et au goal-average (+ 6 pour Langon) à l’issue de la double confrontation, les deux clubs seront départagés au nombre d’essais marqués (1 essai chacun), un scénario tout à fait envisageable.
Ainsi, pour prolonger le rêve un peu fou d’un troisième bouclier en quatre ans, les Langonnais devront monter le curseur par rapport au match aller : « Ils nous avaient bien contrés, reconnaît l’entraîneur stadiste. C’est une belle équipe, structurée, avec une excellente défense. Mais on aura nous aussi une belle équipe pour jouer notre place en finale. » Bien plus qu’une place en finale, c’est l’avenir du Stade Langonnais, avec une possible (re) montée en Nationale 1, qui se joue à Vienne. Jean-Baptiste Lathoumétie
Le match Demi-finale retour : Vienne - Langon, ce dimanche à 15 heures.



