Thierry Marx, dernier relayeur de la flamme olympique à Bordeaux
Thierry Marx, dernier relayeur de la flamme à Bordeaux

Le chef et sportif Thierry Marx a été le 219e et dernier relayeur de la flamme olympique durant la 14e étape entre le Libournais et la métropole bordelaise, jeudi 23 mai 2024. Un moment de « fierté » et « d'émotions » partagé avec des milliers de spectateurs massés place des Quinconces à Bordeaux.

Un trac bien compréhensible

Il est arrivé le sourire un peu crispé, entre les deux colonnes rostrales de la place des Quinconces ce 23 mai, malgré les acclamations d'un public qui, pour une grande partie, ne l'aura vu que par le truchement de l'écran géant installé sur l'esplanade. Quelques heures avant d'enfiler la tenue officielle de porteur de la flamme, Thierry Marx ne cachait pas « avoir le trac ».

« Pour un citoyen sportif comme moi qui, gamin, rêvais des JO, c'est un moment intense », déclarait le chef d'Onor à Paris, de passage à « Sud Ouest ». Impliqué aux côtés de Tony Estanguet, patron de Paris 2024, sur « l'image et l'impact de la food dans ces jeux », Thierry Marx se souvient « avoir été à la limite des larmes lorsqu'on m'a proposé d'être porteur ».

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Un choix évident : Bordeaux

Alors que lui était laissé le choix d'un relais local, il est apparu comme « une évidence » pour l'ancien deux étoiles du château pauillacais Cordeillan-Bages (de 1996 à 2010) que ce serait Bordeaux. « Parce que c'est là, globalement, que tout a commencé pour moi. Je dois beaucoup à Bordeaux », n'oublie-t-il pas. L'émotion était visible sur le visage de Thierry Marx lors de son arrivée place des Quinconces.

Un hommage aux bénévoles

Mais au-delà de son parcours personnel, le président confédéral de l'Union des métiers et industries de l'hôtellerie (Umih) a vu dans cet « immense honneur » l'opportunité « de redonner une place au sport dans notre société ». Car avec le sport, estime le chef, « on apprend le goût de l'effort. Et la valeur travail est un moyen d'arriver à l'épanouissement. » Soulignant que « le sport est un formidable vecteur de lien social », le judoka confirmé voit aussi dans ces Jeux « la force de l'olympisme de faire peuple dans une société fracturée ».

Parrain du festival Bon

Parrain de Bon Marx et Bordeaux, l'histoire ne s'arrête pas à la flamme olympique : la présence du chef médiatique ce jeudi s'explique aussi par le prochain festival Bon, dont il sera le parrain de la seconde édition en octobre. Une volonté du maire écologiste Pierre Hurmic, ravi que Thierry Marx incarne à son tour (après Vivien Durand) ce rendez-vous « fédérateur et gourmand » autour de « nouvelles recettes, bonnes pour la santé et pour le climat ». Soit une semaine de dégustations, ateliers pédagogiques, spectacles ou cours de cuisine pour promouvoir « une alimentation durable, accessible à tous ».

Une pensée pour les bénévoles

Au moment d'enflammer le chaudron, l'enfant de Ménilmontant assurait qu'il aurait aussi une pensée « pour tous les bénévoles du sport ». Parmi lesquels « ceux qui sont venus à moi et sans qui je serais resté dans une cage d'escalier », lui qui, à 64 ans, mesure que le judo et la boxe ont participé de son ascension professionnelle autant que de son développement personnel. Où sport et cuisine ont en commun « le plaisir, le bien-être et la santé ».

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