Italie 2026 : le scénario improbable d'un repêchage pour la Coupe du Monde
Italie 2026 : le scénario improbable d'un repêchage

Italie 2026 : le scénario improbable d'un repêchage pour la Coupe du Monde

Alors que l'Italie digère une troisième élimination consécutive en barrages pour une Coupe du Monde, battue aux tirs au but par la Bosnie-Herzégovine (1-1, 4-1 aux TAB), une hypothèse surprenante circule dans les coulisses du football mondial. La Squadra Azzurra, officiellement hors course, pourrait être repêchée pour le Mondial 2026 dans un scénario qui semble gagner en crédibilité.

La situation géopolitique iranienne ouvre une brèche

Qualifiée sportivement, la sélection iranienne se trouve dans une situation géopolitique extrêmement délicate. Le pays est en guerre depuis le 28 février 2026, cible de frappes américano-israéliennes, et Téhéran a interdit à ses équipes nationales de voyager dans des pays considérés comme « hostiles ». Or, le Mondial 2026 se tient en partie aux États-Unis, l'un des co-organisateurs du tournoi.

L'Iran souhaiterait que ses matchs soient relocalisés au Mexique, une requête que la FIFA n'a pour l'instant pas acceptée. Bien que le président de la FIFA Gianni Infantino ait assuré fin mars que « l'Iran sera à la Coupe du monde », le règlement prévoit explicitement le cas d'un retrait. L'article 6, alinéa 7 stipule que « si une association membre participante se retire et/ou est exclue, la FIFA statuera sur la question à son entière discrétion ».

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Deux scénarios étudiés par la FIFA

Selon des informations de The Athletic, la FIFA travaillerait sur deux options principales en cas de forfait iranien :

  • Option 1 : Remplacer l'Iran par une autre nation asiatique. Les Émirats arabes unis, battus par l'Irak lors de la dernière phase de barrages de la zone Asie, sont cités comme le candidat le plus probable dans cette logique de remplacement au sein de la même confédération.
  • Option 2 : Organiser un « super-barrage » intercontinental de dernière minute, réunissant deux nations de l'AFC (Asie) et deux nations de l'UEFA (Europe) non qualifiées pour le tournoi.

La présence dans le groupe de l'Iran de la Nouvelle-Zélande et de l'Égypte exclut de fait la possibilité de repêcher une équipe asiatique ou océanienne supplémentaire, chaque continent ne pouvant avoir qu'un représentant par groupe. Seule exception : l'Europe, dont le nombre maximal est fixé à deux équipes.

L'Italie, candidate privilégiée en cas de barrage

C'est dans ce deuxième scénario que l'Italie trouve sa chance. Éliminée en finale des barrages de la zone Europe, elle est l'équipe la mieux classée au classement FIFA à ne pas s'être qualifiée (13e mondial). Arbitrairement, la FIFA pourrait même décider de purement et simplement qualifier l'Italie, en s'appuyant sur cet argument.

Dans la configuration de barrages à quatre évoquée, le Danemark (20e, battu par la Tchéquie) serait le deuxième invité européen le plus probable, au détriment de la Pologne (35e) et du Kosovo (78e). Un scénario de repêchage que les Scandinaves avaient connu en 1992 : venus au pied levé remplacer une Yougoslavie en guerre, les Danois étaient repartis avec le trophée.

Un calendrier extrêmement serré

Concernant les deux représentants asiatiques potentiels, tout désigne les Émirats arabes unis (68e mondial) et Oman (79e), respectivement première et deuxième nations de l'AFC les mieux classées à ne pas avoir décroché leur ticket. Ce mini-tournoi déterminerait alors l'équipe remplaçante.

La FIFA dispose d'un précédent récent : lors de la dernière Coupe du Monde des clubs, le club mexicain de León avait été remplacé après un barrage entre le Club América et le Los Angeles FC. Le règlement FIFA prévoit une lourde amende pour toute sélection qui se retirerait moins de 30 jours avant son premier match. Une décision devrait donc être prise avant le 13 mai 2026, date butoir pour éviter les sanctions financières.

Les joueurs italiens, dévastés après leur élimination face à la Bosnie-Herzégovine, pourraient ainsi connaître un revirement de situation spectaculaire. De la honte d'une troisième non-participation consécutive à une qualification pour le moins inespérée, le chemin serait court mais semé d'incertitudes géopolitiques et réglementaires.

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