GGL Stadium : Michaël Delafosse répond à la polémique avec Altrad
GGL Stadium : Delafosse répond à la polémique avec Altrad

Alors que les prochaines élections municipales se profilent dans un an, Michaël Delafosse, maire de Montpellier, a choisi de faire le point sur son mandat lors d’un entretien accordé à Midi Libre. Ce bilan a été l’occasion d’aborder le dossier épineux du GGL Stadium, propriété de la Métropole, qui oppose le maire au président du Montpellier Hérault Rugby (MHR), Mohed Altrad.

Un conflit latent autour du stade

Le GGL Stadium, enceinte du MHR, est au cœur d’une discorde entre la municipalité et le président du club. Mohed Altrad, homme d’affaires milliardaire, souhaite depuis près de dix ans racheter le stade pour le rénover et créer un vaste complexe dédié au rugby, baptisé “Village rugby”, pour un investissement estimé à 200 millions d’euros. Ce projet est pour l’instant bloqué par la Métropole, ce qui suscite la colère du dirigeant.

La situation s’est envenimée en février dernier, lorsque la pelouse du stade, jugée impraticable, a contraint le club à délocaliser deux rencontres à Béziers. Cet incident a marqué un point de non-retour dans l’esprit de Mohed Altrad, qui a depuis haussé le ton.

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“Montpellier n’est pas à vendre”

Jusqu’à présent, Michaël Delafosse était resté discret sur le sujet, laissant son adjoint aux sports, Christian Assaf, s’exprimer. Mais lors de cet entretien, le maire a tenu à répondre directement. “Le club du MHR appartient aux Montpelliérains. Il existait avant M. Altrad et existera après. Il joue un rôle que je salue. Le stade est un bel outil et nous aidons le club. Nous y consacrons plus de 1,5 million d’euros d’argent public chaque année. Nous sommes, avec MM. Assaf et Martin, au côté du rugby, mais tout ne s’achète pas et je ne suis pas prêt à bétonner ou à supprimer des terrains sportifs”, a-t-il déclaré.

Il a ajouté : “M. Altrad est milliardaire, bravo à lui, mais moi, je suis dépositaire de l’argent public et je dois agir en droit.”

Des discussions qui avancent malgré tout

En dépit de ces tensions, les discussions autour du stade se poursuivent en interne. Une nouvelle autorisation d’occupation temporaire (AOT) a récemment été signée entre les deux parties. “Notre porte reste ouverte. D’ailleurs, on se parle avec les enfants de M. Altrad sur l’AOT, le dialogue est présent et les moyens sont là pour développer ce sport magnifique. Mais je dis à M. Altrad, un candidat battu aux municipales, que Montpellier n’est pas à vendre”, a martelé le maire.

De son côté, Mohed Altrad n’a pas exclu de délocaliser à nouveau des matchs à Béziers la saison prochaine, voire de construire son propre stade en dehors de la Métropole. L’affaire est donc loin d’être close.

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