Un entraîneur en colère contre un calendrier jugé dangereux
Dans le monde du football amateur de Nouvelle-Aquitaine, une polémique éclate autour de la programmation des matchs. Les Diables Rouges de Châtelaillon et le FC Étoile Maritime sont confrontés à un enchaînement de deux rencontres en seulement 48 heures. Cette situation provoque la colère d'Éric Arvenne, l'entraîneur des Diables Rouges, qui ne comprend pas la décision de la Ligue de Nouvelle-Aquitaine.
Un forfait annoncé par Châtelaillon
La Ligue a maintenu le 16e de finale de Coupe programmé le lundi 6 avril à 15 heures à Nueil-les-Aubiers dans les Deux-Sèvres. Ce match intervient seulement 46 heures après la fin du rendez-vous face au FC Étoile Maritime en match en retard de Régional 2, prévu le samedi à 15 heures. Éric Arvenne exprime son incompréhension et sa frustration : « En refusant les dates de report que nous avons proposées, la Ligue dévalorise sa compétition et ne nous respecte pas. Ces gens-là n'ont jamais joué au foot. »
L'entraîneur met en avant les risques pour la santé des joueurs amateurs : « Le temps de récupération est insuffisant. Ce n'est pas raisonnable de prendre de tels risques. » Face à cette situation, il confirme le forfait en Coupe et dénonce un manque de considération. « Nous sommes très déçus de devoir prendre cette décision. Nous passerons donc Pâques en famille et on ne s'inscrira pas en Coupe de Nouvelle-Aquitaine la saison prochaine », annonce-t-il fermement.
L'Étoile Maritime adopte une position plus nuancée
De son côté, le FC Étoile Maritime temporise. Vendredi, après avoir envisagé un forfait, le club a modifié sa position. Moncef Azzoune, le directeur sportif, explique : « Nous demandons à la Ligue de reporter au 2 mai la rencontre de Coupe à Gouzon. En cas de refus, nous attendrons le match contre Châtelaillon pour voir l'état des troupes et prendre une décision. »
Il insiste sur la volonté du club de préserver à la fois la santé des joueurs et l'intégrité des compétitions de Ligue. Cette approche contraste avec la décision radicale des Diables Rouges, montrant des positionnements différents face au même problème.
La réponse réglementaire de la Ligue
Dans un procès-verbal, la commission des compétitions de la Ligue rappelle que l'article 151 des règlements généraux de la Fédération autorise à jouer avec un jour d'intervalle. Cet article interdit seulement la participation d'un joueur au cours de deux jours consécutifs. La commission ajoute se trouver dans une situation exceptionnelle d'urgence, justifiant ainsi le calendrier serré.
Elle précise également qu'un forfait à ce stade de la compétition peut entraîner une amende de 420 euros pour le club concerné. Cette mesure dissuasive vise à éviter les désistements de dernière minute, mais elle est contestée par Éric Arvenne qui estime que la santé prime sur les considérations financières.
Le programme des autres rencontres
Malgré cette polémique, d'autres matchs se déroulent comme prévu en Nouvelle-Aquitaine :
- Samedi 4 avril à 18 heures, Rochefort (R1) reçoit Thouars (R1) en 16e de finale de la Coupe de Nouvelle-Aquitaine.
- Chez les femmes, dimanche à 15 heures, Aigrefeuille (D) reçoit Trelissac (R2) en 8e de finale.
Cette affaire soulève des questions plus larges sur la gestion du calendrier dans le football amateur, l'équilibre entre compétition et santé des joueurs, et le respect des clubs par les instances dirigeantes. Elle met en lumière les tensions entre les exigences sportives et le bien-être des athlètes, un débat qui dépasse le cadre régional.



