Dans un communiqué commun publié lundi 10 août 2026, l'UEFA, la Confédération de football d'Amérique du Nord, d'Amérique centrale et des Caraïbes (Concacaf) et la Confédération asiatique de football (AFC) ont déclaré que « le football n'appartient à aucun individu », une formule qui constitue un désaveu supplémentaire à l'égard du président de la FIFA, Gianni Infantino.
Une déclaration sans précédent
Les trois confédérations, qui représentent plus de 200 associations membres, ont publié ce texte quelques jours après les propos controversés de M. Infantino lors d'une cérémonie à New York, où il avait semblé s'attribuer le mérite des succès du football mondial. « Le football est un sport collectif, et sa gouvernance doit refléter cette réalité », ont-elles ajouté.
Cette prise de position intervient dans un contexte de tensions croissantes entre la FIFA et les confédérations régionales, notamment sur la répartition des revenus et le calendrier international. Selon une source proche des négociations, « les confédérations souhaitent rééquilibrer les pouvoirs au sein de l'instance mondiale ».
Les réactions des instances
Le président de l'UEFA, Aleksander Ceferin, a déclaré : « Nous devons garantir que le football reste une institution démocratique, où chaque voix compte. » De son côté, le président de la Concacaf, Victor Montagliani, a insisté sur « la nécessité d'une gouvernance transparente et inclusive ». Le président de l'AFC, Sheikh Salman bin Ebrahim Al Khalifa, a ajouté que « l'unité du football asiatique repose sur le respect mutuel et la coopération ».
Ce désaveu intervient alors que la FIFA doit élire son président en 2027. Plusieurs confédérations ont déjà évoqué la possibilité de présenter un candidat alternatif face à Gianni Infantino, qui brigue un troisième mandat. Selon un sondage réalisé auprès des associations membres, 65 % d'entre elles estiment que « la FIFA doit évoluer vers plus de transparence ».
Un appel à la réforme
Dans leur communiqué, les trois confédérations appellent à une « réforme en profondeur » des instances dirigeantes du football mondial. Elles demandent notamment une meilleure représentation des confédérations dans les processus décisionnels et une révision du mode de répartition des revenus issus des compétitions internationales.
Cette position pourrait fragiliser la position de Gianni Infantino, déjà affaibli par des enquêtes internes sur des soupçons de favoritisme. La FIFA, contactée, n'a pas souhaité commenter ces déclarations.
Les prochaines semaines s'annoncent décisives pour l'avenir de la gouvernance du football, alors que les confédérations semblent déterminées à peser davantage dans les décisions.



