Finale Mondial 2026 : Argentine-Espagne, un choc titanesque à New York
Finale Mondial 2026 : Argentine-Espagne, choc titanesque

L'Argentine de Lionel Messi et l'Espagne s'affrontent ce dimanche 19 juillet à New York en finale de la Coupe du monde de football à 48 équipes. L'Albiceleste vise un doublé inédit depuis 1962 face à la Roja, invaincue depuis 38 matches. Un choc historique au MetLife Stadium pour décrocher le titre planétaire.

Un duel au sommet entre deux géants

L'insubmersible Argentine de Lionel Messi, astre brillant à 39 ans, entre en collision avec l'indestructible collectif de l'Espagne dans une finale aux allures de blockbuster. Les deux équipes ont déjoué les embûches du Mondial le plus long de l'histoire, à 48 équipes, en dribblant les fortes chaleurs et les longs déplacements. Au sommet, il y aura une deuxième étoile mondiale consécutive à décrocher pour l'Argentine (un doublé inédit depuis le Brésil de 1958-1962) ou un deuxième titre planétaire pour l'Espagne, en salle d'attente depuis le récital d'Andres Iniesta et Xavi en 2010.

"Ce sera un spectacle grandiose, deux super équipes, avec beaucoup de similitudes, et chacune essayera d'emmener le match là où ça l'arrange", a anticipé le sélectionneur des champions d'Europe, Luis de la Fuente. "Nous allons profiter de ce moment, avec nos armes et nos qualités, face à un adversaire au parcours spectaculaire."

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Messi et sa garde rapprochée

Côté argentin, la phase à élimination directe a ressemblé à de véritables montagnes russes émotionnelles, où le vertige de l'élimination n'était jamais très loin contre le Cap-Vert, l'Egypte, la Suisse et l'Angleterre. Constamment sur un fil, l'équipe au maillot bleu s'en est toujours sortie grâce à un cœur énorme, une résilience inouïe, une pluie de buts tardifs et les prouesses continues de Lionel Messi, artiste funambule et capitaine adoré, héroïque avec ses huit buts et quatre passes décisives.

"Être parvenu à atteindre une finale comme il l'a fait, au moment où il en est, à 39 ans, c'est quelque chose d'incroyable", s'émerveille Lionel Scaloni, son sélectionneur. "L'histoire et la légende, c'est lui et tout ce groupe de joueurs qui nous ont fait vivre des années merveilleuses." Car Messi ne marche jamais seul. Il est entouré d'un commando de dix coéquipiers prêts à se sacrifier pour lui, et d'une armée encore plus nombreuse et tout aussi fidèle de fervents supporters.

"Je ne vais pas dire qu'on est invincibles, mais il est très difficile de nous battre. Pourquoi ? Parce que le défi n'est pas de battre l'Argentine. Il faut tuer les onze joueurs sur le terrain et leur casser les jambes, et je ne pense pas que quelqu'un en soit capable cette année", a crûment résumé Benito Abbiati, un supporter de 22 ans interrogé par l'AFP.

La Roja joue les trouble-fêtes

Pourtant, s'il y a une équipe en capacité de les stopper, c'est bien l'Espagne. La Roja est redevenue un monstre d'efficacité qui avale tout sur son passage, comme la France de Kylian Mbappé l'a constaté, avec impuissance, en demi-finale (2-0). Elle n'a encaissé qu'un seul but dans cette Coupe du monde, en quarts, marqué par le Belge Charles De Ketelaere (2-1). Le gardien Unai Simon n'a pas souvent l'occasion de briller, puisque ses gardes du corps en défense centrale (Laporte-Cubarsi) et au milieu (Rodri-Pedri ou Ruiz) empêchent les adversaires de s'approcher. Les latéraux Marc Cucurella et Pedro Porro jouent leur partition à merveille, Dani Olmo est un merveilleux chef d'orchestre en N.10, Mikel Oyarzabal s'épanouit en pointe et la jeune vedette Lamine Yamal, à 19 ans, attire le regard et les défenseurs adverses dans son couloir droit.

Cette concentration de talents au mètre carré s'accompagne d'un équilibre collectif quasi-parfait, sous la baguette de Luis de la Fuente, véritable force tranquille. L'Espagne aborde la finale de dimanche avec un élan époustouflant : 38 matches officiels sans défaite, une série débutée en juin 2023 et qui inclut la finale de Ligue des nations perdue en 2025 contre le Portugal aux tirs au but (comptabilisée comme un match nul). "Nous n'avons pas tant de faiblesses que ça", a résumé Rodri.

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Compositions probables

Rencontre au MetLife Stadium, New York (USA) à 21h. Espagne : Simon (G) – Porro, Cubarsi, Laporte, Cucurella – Rodri (C), Ruiz – Yamal, Olmo, Baena – Oyarzabal. Remplaçants : J.Garcia (G), Raya (G) – E.Garcia, Grimaldo, Llorente, Pubill – Gavi, Pedri, Zubimendi – Merino, Torres, Williams, Yeremi – Iglesias, Munoz. Coach : Luis de la Fuente. Argentine : Dibu Martinez (G) – Molina, Romero, L.Martinez, Tagliafico – De Paul, Paredes – E.Fernandez, Mac Allister – Messi (C), J.Alvarez. Remplaçants : Musso (G), Rulli (G) – Medina, Montiel, Otamendi, Senesi – Barco, Palacios – Almada, Lo Celso, N.Gonzalez, Paz, Simeone – Lopez, L. Martinez. Coach : Lionel Scaloni. Arbitre : Slavko Vincic (SVN).