Le Club athlétique raphaëlo-fréjusien (Carf) dispute ce dimanche 5 juillet 2026, à 13 heures au stade Léon-Masson de Tarare (Rhône), la finale du championnat de France de Fédérale 3 face à Paris XV. Ce match représente la deuxième finale de l'histoire du club, fondé en 1936, après celle perdue en 2007-2008 contre Cannes/Mandelieu à Draguignan.
Un parcours marqué par la résilience
Le capitaine Yassine Saaoui, talonneur expérimenté, revient sur le chemin parcouru : « On a fait preuve de beaucoup de résilience. On n'avait pas un groupe ultra-étoffé mais le peu de joueurs qui a répondu présent et est resté pour cette aventure en Fédérale 3 a fait ce qu'il savait faire de mieux : jouer au rugby et prendre du plaisir. » Cette philosophie du plaisir a été, selon lui, « primordiale » dans la réussite de l'équipe.
Le président Gérard Delli-Zotti souligne l'importance de cet état d'esprit : « Quand j'entends les gens qui viennent au stade me dire qu'ils ont retrouvé du plaisir à venir au club, que les joueurs ont retrouvé du plaisir à jouer ici et que je constate que c'est de nouveau une fierté de dire qu'on fait partie du Carf, ça, c'est important. La vraie réussite, elle est là. »
Un mélange de jeunesse et d'expérience
L'équipe carfiste compte douze joueurs issus de la formation, dont le jeune arrière Jerry Kulbicki. « On est très bien encadré, les anciens nous aident beaucoup, explique-t-il. La moitié de l'équipe, je joue avec eux depuis les moins de 6 ans et, là, on est ensemble en finale : c'est vraiment beau. »
Le deuxième ligne Max Masset, joueur historique, évoque la pression de l'enjeu : « Il y a un peu de stress, parce qu'il y a la famille qui monte, les amis proches. Toute la semaine, on t'envoie des messages, on t'appelle… C'est dur de rester focus. » Mais l'excitation domine, comme le confie Louis Sylvant : « J'y pense depuis lundi. Chaque matin, je nous vois soulever ce bouclier tous ensemble. On fera tout pour que ce rêve devienne réalité. »
Un adversaire redoutable : Paris XV
Le coach Jérôme Cassus-Coussère analyse l'adversaire : « Ils ne sont pas là par hasard, ils s'expriment très bien quand il fait chaud, quand il y a beaucoup de mouvement. Ce sont des joueurs qui ne cherchent pas forcément l'affrontement, ils vont essayer de déplacer le ballon, de prendre les espaces, les intervalles. Ils épuisent l'adversaire. »
Max Masset assure que son équipe sera « [son] propre adversaire », ajoutant : « Si on joue notre rugby, ça va le faire. » Le capitaine Saaoui insiste sur la portée historique : « Ce serait immense pour notre bande de copains. Lever ce trophée, c'est graver son nom à jamais dans le club. »
Un titre qui appartiendrait à tous
Le directeur sportif Alban Caranta souligne l'engagement collectif : « C'est tout un club qui est derrière, des bénévoles, des dirigeants, des collectivités qui sont derrière nous. Ce titre appartiendrait à tous. » Les supporters seront présents au stade, derrière leur téléphone ou en esprit, prêts à célébrer leurs héros.



