Finale de coupe sous tension entre Bayonne et Asmur
Finale de coupe sous tension entre Bayonne et Asmur

Bayonnais et Béarnais, en haut de leurs championnats respectifs, disputeront la finale ce vendredi et, 40 heures plus tard, deux matchs de R1 et R2 cruciaux pour une éventuelle accession. Sur le papier, l’affiche est alléchante. Pensionnaire de R1 et en course pour accéder au N3, l’Asmur part avec une longueur d’avance face aux Croisés de Bayonne, solides seconds du haut de tableau de R2. Mais à l’heure de disputer cette finale de coupe départementale, les certitudes ne sont plus si nettes.

Un contexte électrique

D’un côté, des Bayonnais irrésistibles, lancés dans une série impressionnante de dix victoires en championnat. De l’autre, des Béarnais en perte de vitesse, battus à trois reprises consécutives et qui ont perdu leur première place. De quoi redistribuer les cartes avant un rendez-vous qui s’annonce ouvert. Mais plus encore que les états de forme, c’est le contexte qui électrise cette finale programmée ce vendredi.

Moins de 40 heures plus tard (dimanche à 15 heures), les deux équipes replongeront dans leur championnat respectif, avec une montée en ligne de mire. Un enchaînement infernal qui crispe des deux côtés. « Ça crée des tensions en interne. On s’est donné le droit de jouer cette finale et la montée. Au final, ça devient un week-end de contraintes », souffle Marc Le Moël, le coach Bayonnais, amer. « Les clubs des Pyrénées ne sont pas trop considérés à Bordeaux. Il y avait une date de disponible le 16 mai. »

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L’imbroglio du calendrier

Les deux dernières journées des championnats de R2 et R3 sont prévues ce week-end et le 23 mai prochain. Une date de repli, officialisée par la Ligue de Nouvelle-Aquitaine le 16 mai, aurait donc été envisageable pour laisser les Croisés de Bayonne jouer la finale ce vendredi sans être obligés de jouer 40 heures plus tard un match crucial pour leur accession à Biscarrosse. Même les joueurs professionnels n’enchaînent jamais deux rencontres avec si peu d’écart ! « Au pire, il y avait aussi le jeudi 14 mai, jour férié pour jouer à Biscarrosse mais c’est le club landais qui a refusé de jouer à cette date-là », regrette Marc Le Moël, le coach des Croisés.

Et le problème se pose aussi pour l’Asmur, deuxième avec deux points et un match en retard sur le leader Arlac. Les Béarnais vont être obligés d’enchaîner la finale de coupe et un match crucial pour son accession en N3 à quatre journées de la fin.

Coupe ou championnat ?

Entre un staff et une direction focalisés sur le championnat et des joueurs tentés par un doublé, l’équation est délicate. Reste que sur le terrain, les intentions devraient être claires. « Ce sont deux équipes portées vers l’offensive. Mais tout dépendra des joueurs alignés », prévient l’entraîneur bayonnais, lucide. « On est clairement les outsiders. »

Dans un duel qui promet des buts, la clé pourrait bien se cacher ailleurs. « Ça se jouera sur les détails défensifs », insiste-t-il. Une finale sous tension, entre ambition, fatigue et frustration, où chaque erreur pourrait coûter très cher. La dernière finale entre les deux équipes avait tourné à l’avantage des Croisés (2023, 1-0) qui évoluaient déjà en R2 mais l’Asmur était alors en R3.

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Les autres finales

  • Coupe féminine : Genêts d’Anglet (R1) - Pau FC (R1), ce samedi à midi.
  • Coupe Dargains : Poey-Lescar B - Asmur C, ce samedi à 16 heures.
  • Coupe Vispaly : Labourdins d’Ustaritz B (D3) - Enclaves du Plateau (D2), ce samedi à 20 heures.