Un duel entré dans la légende
Le 24 juin 2016 restera une date noire pour les supporters toulonnais. Ce jour-là, au Camp Nou de Barcelone, le Rugby Club Toulonnais affrontait le Racing 92 en finale du Top 14. Devant 99 124 spectateurs – un record pour un match de clubs –, les hommes de Bernard Laporte ont vu le titre leur échapper après avoir joué en supériorité numérique pendant plus d'une heure (21-29).
Un scénario cruel
Dès la 18e minute, le demi de mêlée du Racing, Maxime Machenaud, est exclu pour un plaquage dangereux sur Matt Giteau. Toulon mène alors 6-3. Mais malgré cette infériorité numérique, les Franciliens inversent la tendance. Dan Carter et Johan Goosen inscrivent 24 points aux pieds, tandis que Joe Rokocoko marque un essai décisif (59e). Toulon réduit l'écart par Maxime Mermoz (71e) mais ne parvient pas à renverser le match.
L'incident des crampons
À trois minutes de la fin, Toulon obtient une mêlée à cinq mètres de la ligne d'en-but adverse, à cinq points du Racing. Le staff varois veut faire entrer Levan Chilachava pour renforcer la mêlée, mais le pilier a enlevé ses crampons. « Sauf qu'il a enlevé ses crampons ! Il ne les a plus et, le temps qu'il les remette, l'arbitre fait reprendre le jeu », raconte Bernard Laporte. Le remplacement n'a pas lieu et le Racing récupère une pénalité.
Des réactions amères
Le capitaine toulonnais Guilhem Guirado qualifie la défaite d'« incompréhensible ». Laporte ajoute : « L'équipe s'est délitée. » Pour Mourad Boudjellal, alors président du RCT, le choc est comparable à celui de Mohamed Ali face à Joe Frazier en 1971. Toulon, champion de France 2014 et triple vainqueur de la Champions Cup, laisse filer un cinquième Brennus qui lui tendait les bras.



