L'Espagne a souvent buté sur Thibaut Courtois, mais a encore pu compter sur une réalisation tardive de Mikel Merino pour dominer la Belgique (2-1) vendredi à Los Angeles, offrant un choc très attendu en demi-finale du Mondial-2026 contre l'équipe de France.
Un choc au sommet attendu mardi à Dallas
Annoncées parmi les grandes sélections favorites au titre depuis le début du tournoi, l'Espagne et la France vont s'affronter mardi à Dallas pour une place en finale, lors d'un choc qui fait saliver toute la planète football. Si les Bleus ont impressionné face au Maroc jeudi (2-0), la Roja a mis du temps à faire la décision contre des Diables Rouges à la hauteur de l'enjeu. Comme au tour précédent face au Portugal (1-0), Mikel Merino a délivré sa formation grâce à un but dans les dernières minutes.
Merino, le héros espagnol
Merino est « un footballeur très polyvalent, il peut jouer en six, en huit, en dix et en neuf, et il fait tout bien », a salué son sélectionneur Luis de la Fuente. « Il a une compréhension du jeu exceptionnelle, du calme pour lire les matchs », a-t-il ajouté. Les Espagnols se qualifient ainsi en demies de la Coupe du monde pour la deuxième fois de leur histoire après 2010, l'année de leur titre mondial. Ils avaient participé au groupe final à quatre en 1950.
Les Belges victimes des blessures et d'une erreur fatale
Les Belges pourront eux regretter la blessure de leur capitaine Youri Tielemans, forfait à la dernière minute, et surtout celle de leur gardien totem Thibaut Courtois, qui a quitté la pelouse blessé à une cuisse à la 71e. Le portier du Real « voulait continuer » mais a été sorti par son sélectionneur Rudi Garcia parce qu'il ne pouvait plus « jouer long » au pied, même s'il a expliqué « ne pas se sentir gêné », pour plonger.
Dix-sept minutes plus tard, son remplaçant Senne Lammens a commis l'erreur fatale : un ballon relâché sur une frappe de loin de Pau Cubarsi, dans les pieds de Mikel Merino (88e), une issue cruelle pour le portier de 24 ans, lors de sa troisième sélection seulement, après une belle saison avec Manchester United. « Pour un gardien ce sont des sensations horribles, c'est un grand gardien, il reviendra plus fort », a compati Courtois.
Un but encaissé pour la première fois du tournoi
Encore solide derrière, la Roja a toutefois encaissé son premier but du tournoi, sur la première vraie incursion belge du match : à la réception d'un centre de Timothy Castagne, Charles de Ketelaere a gagné son duel contre Pau Cubarsi pour une tête qui a trompé Unai Simon (41e). Les Diables Rouges arrachaient là l'égalisation après l'ouverture du score de Fabian Ruiz qui avait bien suivi une parade mal dégagée, cette fois de Courtois (30e). Le milieu du Paris SG mettait ainsi à profit sa première titularisation depuis le premier match de l'Espagne face au Cap-Vert.
L'Espagne monte en puissance
Après un début de match prudent, la Roja semblait alors prendre confiance, avec une action collective fantastique mais non conclue (38e). Lamine Yamal, qui ne compte toujours qu'un seul but lors de la compétition, s'est démené, mais a manqué de précision, tirant trop à gauche (21e), trop à droite (40e et 52e), ou trop près de Courtois (61e) avant d'être frustré par de bonnes interventions défensives. Les entrées de Romelu Lukaku et Axel Witsel n'ont pas suffit pour la sélection de Rudi Garcia, qui aura fait trembler l'un des favoris du Mondial. « On aurait pu mieux faire avec le ballon […] on n'a pas été assez dangereux », a toutefois regroupé Castagne.
Nico Williams de retour pour le choc contre la France
Avant le choc contre la France, l'Espagne a récupéré l'attaquant Nico Williams, rentré en fin de rencontre pour la première fois depuis sa blessure face à l'Uruguay. Pour De la Fuente, ce n'est « pas exagéré de parler de finale avant l'heure », le technicien s'attend à « un super match », et la Roja se sent « capable de battre n'importe quelle équipe », a-t-il assuré pour lancer les hostilités.



