La triple désillusion de Gianluigi Donnarumma avec la sélection italienne
Pour la troisième fois consécutive, l'Italie a échoué à se qualifier pour la Coupe du monde de football. Cette amère désillusion reste particulièrement difficile à avaler pour Gianluigi Donnarumma, le capitaine de la Squadra Azzurra, qui a vécu ces trois échecs successifs.
Un échec douloureux à digérer
Le gardien de but de 27 ans, présent lors des échecs de 2018 et 2022, n'a rien pu faire lors de la séance de tirs au but décisive face à la Bosnie le 31 mars dernier. Le match s'est terminé sur le score de 1-1, avec une victoire bosniaque 4-1 aux tirs au but. Dans une interview diffusée sur Sky Sport, Donnarumma n'a pas pu retenir ses larmes en évoquant cette soirée tragique.
« J'ai beaucoup de mal à digérer cette défaite, mais la vérité, c'est qu'il faut réagir », confie le capitaine italien. « Ce furent des jours extrêmement durs et éprouvants, non seulement pour nous mais pour tous les Italiens. Nous tenions énormément à participer à cette Coupe du monde, malheureusement nous avons échoué et il faut accepter cette réalité. Il faut aller de l'avant, même si la douleur est intense, vraiment très profonde. »
Un destin singulier pour le héros de l'Euro 2021
Le parcours de Gianluigi Donnarumma présente une certaine ironie du destin. Formé au Milan AC, il a été l'artisan principal du sacre italien lors de l'Euro 2021, où ses performances exceptionnelles ont conduit son pays à la victoire. Pourtant, après dix années en sélection nationale, débutées à seulement 16 ans, il n'a toujours pas disputé le moindre match de Coupe du monde.
Cette situation est d'autant plus difficile que le gardien devra attendre au minimum ses 31 ans pour espérer enfin participer à la compétition mondiale. « C'est une épreuve difficile, mais il faut continuer avec force et avec la conviction que l'Italie redeviendra une grande nation footballistique », tente de relativiser Donnarumma.
La nécessité de réformes profondes
Pour que l'Italie retrouve son rang, le football transalpin devra entreprendre des réformes structurelles profondes, des changements qui ont été constamment reportés jusqu'à présent. Le rebond ne pourra pas se faire en un claquement de doigts et nécessitera une transformation complète du système.
En attendant de voir les décisions qui seront prises par les instances dirigeantes, Gianluigi Donnarumma a tenu à apporter une clarification importante concernant des informations parues dans le journal La Repubblica. Ces articles évoquaient des primes de qualification demandées par les joueurs italiens avant même le match décisif contre la Bosnie.
Un démenti catégorique sur les primes
« J'ai été profondément blessé par ces allégations », affirme le capitaine de la sélection. « En tant que leader de cette équipe, je n'ai jamais demandé un seul euro à la fédération italienne. Aucun joueur n'a formulé de demande financière : notre seule récompense, notre unique motivation, était de nous qualifier pour la Coupe du monde. Le fait que nous n'y soyons pas parvenus constitue déjà une punition suffisante. »
Cette déclaration ferme vise à mettre un terme aux rumeurs qui ont circulé dans la presse italienne, rumeurs qui ont ajouté une couche supplémentaire de difficulté à une situation déjà douloureuse pour les joueurs et le staff technique.



