Largement battus chez le leader vannetais avec une équipe rajeunie (47-0), les Dacquois avaient assuré l’essentiel une semaine auparavant. Ils aspirent désormais à des vacances méritées.
Un dernier match de gala à Vannes
Une semaine après la validation de leur maintien en Pro D2 et des festivités qui l’ont accompagnée, les Dacquois se voyaient proposer un ultime « match de gala » face à Vannes, grand favori pour la montée en Top 14, dans son antre de la Rabine dans lequel les Bretons se montrent intraitables (73 points glanés sur 75 possibles cette saison).
Pour l’occasion, le staff rouge et blanc avait décidé de faire appel à ses jeunes, eux qui n’ont eu guère l’occasion de s’exprimer au cours d’une saison passée en queue de classement en raison des pénalités de points infligées par la Ligue nationale de rugby.
Un bilan positif malgré les difficultés
« On démarre la saison à -5 et un peu avant Noël, -14, donc c’est bien de se maintenir dans cette situation », rappelle fièrement Vincent Etcheto. « J’ai trouvé que la saison était passée vite, les joueurs l’ont trouvée très longue ! C’est vrai qu’eux sont sur le terrain, 80 minutes, mais nous, quand on manage une équipe qui a du retard, on est dans le bouillon, les semaines s’enchaînent mais elles ont été plutôt positives sportivement. Même si on a pris des coups durs administratifs, on s’en sort. L’état d’esprit a été remarquable, on a eu beaucoup de moments de bonheur et la saison est très positive », rajoute le Bayonnais.
Toujours lucide et prompt dans l’analyse des forces de chacun, le technicien dresse un bilan positif de cet ultime match, malgré la cuisante défaite, et rend hommage à ses jeunes joueurs. « On a résisté, on a fait un match plutôt correct. Vannes, ils sont bien au-dessus de nous, on le sait, à tous les niveaux. On avait envie de jouer. J’aurais aimé qu’on marque au moins un essai, et on en a pris un peu trop facilement. Mais ce n’est pas très important, le match était anecdotique. Le tout, c’est que les joueurs soient heureux. On a fait jouer beaucoup de jeunes aujourd’hui. On sait que financièrement on va être toujours un peu juste donc on doit s’appuyer sur notre formation, à l’image de (Mathys) Vigeon, pilier droit, qui vivait sa première ce soir. Ce n’est pas évident, mais on a de la qualité à ce niveau-là ».



