Coupe du Monde 2026 : Brésil, Maroc, Suisse et d'autres en 8es
Coupe du Monde 2026 : six nouvelles nations en 8es

Le Brésil, le Maroc, la Suisse, le Canada, l'Afrique du Sud et la Bosnie ont décroché leur billet pour les huitièmes de finale de la Coupe du Monde 2026, disputée aux États-Unis, au Canada et au Mexique. Ces six équipes rejoignent les huit nations déjà qualifiées à l'issue de la phase de groupes, portant à 14 le nombre d'équipes en lice pour les phases à élimination directe. Les matches de barrage pour les deux dernières places se joueront dans les prochains jours.

Des qualifications serrées et des surprises

Le Brésil, quintuple champion du monde, a validé son ticket en terminant en tête de son groupe avec sept points, grâce à deux victoires et un match nul. Le Maroc, demi-finaliste en 2022, a également impressionné en remportant son groupe avec six points, devant la Croatie et la Belgique. La Suisse, habituée des phases finales, s'est qualifiée en tant que meilleure troisième, avec quatre points.

Le Canada, co-organisateur du tournoi, a créé la surprise en se hissant en huitièmes pour la première fois de son histoire, grâce à une victoire décisive contre le Pérou (2-1). L'Afrique du Sud, de retour en Coupe du Monde après 16 ans d'absence, a profité de sa victoire contre le Sénégal (1-0) pour terminer deuxième de son groupe. Enfin, la Bosnie-Herzégovine, portée par son attaquant vedette Edin Džeko, a arraché sa qualification lors de la dernière journée en battant l'Arabie Saoudite (3-2).

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Le format élargi à 48 équipes bouleverse la compétition

Cette édition 2026 est la première à rassembler 48 équipes, contre 32 lors des éditions précédentes. Le nouveau format prévoit 16 groupes de trois équipes, dont les deux premiers se qualifient pour les huitièmes de finale. Selon les organisateurs, ce changement vise à offrir une plus grande diversité géographique et à donner leur chance à des nations émergentes. "C'est une excellente nouvelle pour le football mondial. Voir des équipes comme le Canada ou l'Afrique du Sud en phase finale montre que le sport se développe partout", a déclaré Gianni Infantino, président de la FIFA, dans un communiqué.

Cependant, certains critiques estiment que ce format dilue la compétition et allonge le calendrier. "Avec 48 équipes, le niveau moyen baisse et les matches deviennent moins intenses", a commenté l'ancien international français Frank Lebœuf sur une chaîne de télévision. Malgré ces réserves, l'affluence dans les stades reste élevée, avec une moyenne de 65 000 spectateurs par match.

Les huitièmes de finale s'annoncent palpitants

Les matches à élimination directe débuteront le 28 juin. Le Brésil affrontera le Mexique, tandis que le Maroc sera opposé à l'Angleterre. La Suisse rencontrera l'Argentine, championne en titre, dans un choc très attendu. Le Canada jouera contre l'Espagne, l'Afrique du Sud contre l'Allemagne, et la Bosnie contre les Pays-Bas. Les deux dernières places seront attribuées après les barrages entre le Portugal et le Ghana, et entre la France et le Japon.

Les bookmakers placent le Brésil et l'Argentine comme favoris pour le titre, mais les surprises pourraient être nombreuses. En 2022, le Maroc avait atteint les demi-finales, et le Canada a montré qu'il pouvait rivaliser avec les meilleurs. "Nous n'avons peur de personne. Nous allons jouer notre football et voir ce qui se passe", a déclaré le capitaine canadien Alphonso Davies.

Un tournoi marqué par des records et des polémiques

La phase de groupes a été riche en buts, avec une moyenne de 3,2 buts par match, soit la plus élevée depuis 1954. Le record du but le plus rapide a été battu par le Marocain Achraf Hakimi, qui a marqué après 27 secondes contre la Belgique. En revanche, l'arbitrage vidéo (VAR) a suscité des controverses, notamment lors du match entre le Brésil et le Cameroun, où un penalty litigieux a été accordé. "La VAR est censée aider, mais parfois elle crée plus de confusion", a estimé l'entraîneur brésilien Tite.

Sur le plan extra-sportif, des incidents ont éclaté entre supporters serbes et kosovars après un match, nécessitant l'intervention des forces de l'ordre. La FIFA a condamné ces violences et promis des sanctions. Malgré ces tensions, l'ambiance générale reste festive, avec des milliers de fans venus du monde entier.

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Les enjeux économiques et médiatiques

La Coupe du Monde 2026 génère des retombées économiques considérables. Selon une étude de la FIFA, le tournoi devrait rapporter 11 milliards de dollars de recettes, dont 3 milliards provenant des droits télévisés. Les diffuseurs comme Fox Sports et TF1 ont enregistré des audiences record, avec 1,5 milliard de téléspectateurs cumulés pour les matches de groupe. "Cet événement est une vitrine exceptionnelle pour le football et pour les pays hôtes", a souligné un porte-parole de la FIFA.

Les villes hôtes, comme Los Angeles, Toronto et Mexico, bénéficient d'un afflux touristique massif. Les hôtels affichent complet et les restaurants font le plein. Cependant, des associations de défense des consommateurs dénoncent la hausse des prix des billets, qui exclut les familles modestes. "Le football devient un sport de riches", a déploré une association de supporters.

Vers une finale inédite ?

Les huitièmes de finale promettent des rencontres de haut niveau. Si les favoris tiennent leur rang, on pourrait assister à des affiches comme Brésil-Argentine en demi-finale. Mais les outsiders ont déjà prouvé qu'ils pouvaient renverser la hiérarchie. Le Canada, porté par un collectif solide, rêve d'un parcours à la marocaine. "Nous sommes prêts à écrire l'histoire", a affirmé l'entraîneur canadien John Herdman. Rendez-vous le 18 juillet pour la finale au MetLife Stadium du New Jersey.