Coupe du monde 2026 : la collection Panini, une tradition familiale à Gaujac
Collection Panini : une tradition familiale à Gaujac

À chaque Coupe du monde, les albums Panini retrouvent leur place dans les foyers. Pour Muriel et sa fille Éloïse, habitantes de Gaujac, cette tradition est devenue un rendez-vous incontournable, symbole d’une passion pour le football qui se transmet et se partage en famille.

À première vue, ce ne sont que de simples vignettes à coller dans un album. Mais pour les Gaujacoises Muriel et Éloïse, mère et fille, la collection Panini raconte bien plus qu’une passion pour le football. Elle est le fil rouge d’une histoire familiale qui traverse les générations. Tombée amoureuse du ballon rond par son père qui « lui a passé le virus lors de la Coupe du monde 1986 au Mexique », Muriel se rappelle « l’engouement populaire autour de l’Équipe de France de Michel Platini et Alain Giresse », une Équipe de France qui perdra en demi-finale face à l’Allemagne de l’Ouest cette année-là. Pendant 20 ans, elle continuera de suivre l’Équipe de France, mais abandonnera la collection de Panini.

Un rendez-vous mère-fille depuis 2014

« Je me suis dit que j’avais tellement aimé remplir les livres Panini quand j’étais petite, alors lorsque ma fille approchait de ses 10 ans, je lui ai acheté un album à l’occasion de la Coupe du monde 2014 au Brésil », confie l’habitante de Gaujac, avant que sa fille Éloïse n’ajoute : « Et depuis, je fais la collection à chaque Coupe du monde mais aussi à chaque Euro. C’est devenu un rendez-vous entre nous deux, un moyen de passer un moment ensemble et de se féliciter d’avoir tiré des bonnes cartes. C’est tellement un plaisir quand on tire un joueur français ! », s’exclame-t-elle.

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Panini, la fin d’une histoire

Alors que la maison d’édition italienne Panini cessera de produire les albums de vignettes pour les Coupes du monde après l’édition de 2030, l’étudiante de 20 ans assume « ne pas vouloir continuer l’aventure des stickers. Sans Panini, ça perdra de sa saveur. Quand on voit des albums comme celui de 1986 déjà réalisé par Panini, on est témoin d’une belle et longue histoire. Cette entreprise a marqué beaucoup d’enfants, de jeunes et de moins jeunes. Il n’y a pas autre chose que Panini », argue-t-elle.

Une émotion intemporelle

40 ans après Mexique 1986, la passion reste la même. « Le plaisir d’ouvrir et de partager, c’est ça l’âme des stickers, même si cela coûte cher. C’est marrant de suivre les équipes et les joueurs que l’on ne connaît pas. On apprend beaucoup de choses tout au long de la compétition », affirme Muriel, pensant néanmoins « ne pas finir celui-ci, du fait du nombre important d’équipes cette édition. Il y a quelques années maintenant, un couple d’amis avait ressorti son album de l’édition 1986, dans lequel seulement deux stickers leur manquaient. Chez moi, j’avais gardé les doublons de cette édition, et vous savez quoi, parmi mes doublons, j’avais les deux qu’ils recherchaient. Grâce à cela, ils ont pu finir leur album, des dizaines d’années après. Le partage, c’est l’âme des stickers Panini. »

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