Le maintien de l’AS Béziers Hérault en Pro D2, acquis après une victoire éclatante contre Biarritz (43-17), est le fruit d’un combat acharné mené par les joueurs, livrés à eux-mêmes et sans le soutien de leurs dirigeants. Alors que le club semble en pleine recomposition, la question du projet pour l’avenir se pose avec acuité.
Une saison marquée par les tensions
Les joueurs de l’ASBH ont validé leur maintien vendredi, mais le chemin a été semé d’embûches. Dès octobre, le groupe a obtenu le départ de l’entraîneur Rory Teague et du directeur du rugby Johnny Howard, après des incidents notoires : expulsion lors d’une soirée au MHR et intrusion dans un restaurant fermé à Brive. La rupture entre l’équipe et la direction était consommée.
Un exploit collectif
Malgré l’annonce de leur non-conservation pour la saison prochaine, des cadres comme Samuel Marques, Charly Malié ou Clément Ancely ont donné leur maximum. Soutenus par un public fidèle (12 499 spectateurs contre Biarritz), ils ont arraché le maintien. Le président Bob Skinstad a même suscité l’ironie en janvier en louant les performances de Malié, pourtant promis au départ.
Incertitudes sur l’avenir
Les supporters s’interrogent sur le projet sportif, alors que l’équipe sera largement renouvelée. Une banderole a été déployée lors du match pour interpeller les dirigeants. La capacité financière du club, vantée par Saul Logenberg et Bob Skinstad, reste floue, tandis qu’Andrew Mehrtens a disparu des radars. Le dernier match, sans enjeu, aura lieu le 15 mai à Angoulême. Les dirigeants devront rapidement clarifier leurs intentions, sous peine d’inquiéter davantage.



