Basket Landes dévoile un effectif renouvelé à 50% pour la saison prochaine
Basket Landes : un effectif renouvelé à 50% pour la saison prochaine

Le champion de France a présenté ce jeudi les contours de l’effectif qui défendra les couleurs bleu et blanc la saison prochaine. Avec l’ambition de reconstituer une osmose semblable à celle qui a porté l’équipe tout au long d’une saison tout bonnement historique. Les mines sont réjouies, même si elles ne peuvent totalement masquer les dernières traces d’une fatigue bien légitime.

Une saison historique

Audrey Lacroix, Céline Dumerc et Julie Barennes, respectivement présidente, directrice sportive et entraîneure de Basket Landes, se sont pliées de très bonne grâce à l’exercice de fin de saison, devenu traditionnel, qui consiste à présenter, au-delà du bilan de l’année écoulée, les grandes lignes de l’exercice à venir. D’ailleurs, le bilan a été rapidement escamoté : tout a déjà été dit, tous les superlatifs ont déjà servi pour décrire un parcours qui a dépassé toutes les prédictions, y compris du staff technique landais. « La saison a été exceptionnelle d’un point de vue sportif, mais aussi au niveau économique », résume Audrey Lacroix.

Basket Landes pourra-t-il rééditer pareille performance ? Pourra-t-il lutter pour conserver ce titre de champion de France et cette Coupe de France gagnés de haute lutte ? Pourra-t-il retourner à Saragosse en avril 2027 pour un nouveau Final Six ? Une chose est sûre : Julie Barennes s’est appliquée à réaliser un « travail d’équilibre », comme le précise sa présidente, pour parvenir à constituer un effectif renouvelé à 50 %, « un travail exigeant, fidèle à nos valeurs territoriales et collectives ». 50 %, soit la moitié de l’équipe… « En garder cinq, c’est déjà très, très bien », assure Audrey Lacroix. Question de quête de compétitivité, de revalorisations salariales et, aussi, de besoin de changement pour insuffler un nouveau départ.

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Un renouvellement important

Louise Bussière, Myriam Djekoundade, Yohana Ewodo, Leïla Lacan et Julie Wojta ont donc quitté le club et elles sont autant à le rejoindre pour la prochaine saison : la meneuse portoricaine de Toulouse Trinity San Antonio, les ailières Sophia Elenga (Landerneau) et Mariama Daramy (Charnay) et les Lyonnaises Emma Peytour, qui évolue au poste d’arrière, et l’intérieure lettone Aleksa Gulbe. Des profils ciblés pour leurs qualités sportives que pour leur état d’esprit.

Alors que le départ de Leïla Lacan, MVP de la saison et des deux dernières finales du championnat, également élue meilleure jeune joueuse en Euroligue, soulève forcément son lot de questions, Céline Dumerc tranche : « Leïla, tu sais que tu ne la remplaceras jamais. Elle était capable de tout faire, c’était une vraie plus-value, mais tout réside dans un équilibre d’équipe. »

Le duo Trinity San Antonio - Emma Peytour s’emploiera à le trouver. Julie Barennes ne tarit pas d’éloges sur la première, véritable feu follet de l’équipe toulousaine, promue cette saison. « C’est une jeune joueuse (elle aura 23 ans en octobre) au profil intéressant. On a vu cette saison son côté scoreur et créateur. Je pense que si on la met sur une piste d’athlétisme, ça court, comme Marie (Pardon) et Camille (Droguet). Il y a de la folie dans son jeu », s’amuse la coach. Qui enchaîne sur Emma Peytour, arrière de 25 ans utilisée à la mène à l’Asvel en raison de soucis d’effectif. « C’est une poste 2 shooteuse, MVP de Ligue 2 il y a deux ans avec Chartres. Elle peut aussi prendre des pick and roll. Mais ce qui m’a plu, ce sont aussi ses valeurs humaines et l’envie qu’elle a montrée de nous rejoindre. »

Les piliers de l’équipe

Marie Pardon et Sixtine Macquet, au club depuis trois ans, ont toutes les deux prolongé pour deux nouvelles saisons. « Marie, c’était important pour nous de la garder. Au-delà de ce qu’elle apporte sur le terrain, c’est son état d’esprit qui me plaît, insiste Julie Barennes. Sixtine est de plus en plus constante, même si elle a connu un passage à vide en cours de saison. Et elle a de très grandes qualités humaines. » Le duo, très ami dans la vie, sera, de par son ancienneté au club, un peu le garant de l’ADN de Basket Landes.

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Autre très bonne nouvelle, la Nigériane Murjanatu Musa, arrivée en début de saison, a pour sa part resigné un contrat d’un an. « J’en suis très contente, tant pour ses performances sur le terrain que pour l’aspect humain », apprécie Julie Barennes sur sa joueuse « atypique et c’est super de l’avoir ». Et ce, même si elle ratera potentiellement le début de saison avec la Coupe du monde, du 4 au 13 septembre en Allemagne, à laquelle le Nigeria est qualifié. D’ailleurs, la Belge Becky Massey et la Portoricaine Trinity San Antonio sont dans le même cas… tout comme Julie Barennes, adjointe de la sélection allemande, et Céline Dumerc, manager générale de l’équipe de France. Même courtisée, il n’a guère été difficile de la convaincre de rester : « Elle se sent bien ici, tout simplement », sait Julie Barennes.

À l’issue de la saison, seule la capitaine Camille Droguet n’était pas en fin de contrat tandis que l’intérieure belge Becky Massey disposait d’une saison supplémentaire en option qu’elle a actionnée avec un plaisir qu’elle n’a jamais caché.

De la taille avec Gulbe

Basket Landes a par ailleurs trouvé des ailières, secteur dépourvu avec le départ des spécialistes du 3x3 Yohana Ewodo et Myriam Djekoundade. La première à Charnay avec Mariama Daramy, « une poste 2-3 capable de scorer, de prendre des rebonds, très athlétique. On la ciblait depuis un petit moment et elle a montré une belle progression. Elle vient chez nous pour passer encore un cap », développe Julie Barennes. Aux 23 ans (24 en août) de Mariama Daramy, répondent les 31 ans de Sophia Elenga. « C’est une poste 3 de plus grande taille (1,84 m) dans un autre registre. Elle possède de l’expérience, de l’intelligence, elle sait ce qu’elle peut et ne peut pas faire. »

Enfin, Aleksa Gulbe, originaire de Lettonie, va apporter de la densité dans la raquette landaise du haut de son mètre 91. Son potentiel physique n’avait pas échappé au staff landais, bien avant qu’elle ne rejoigne Lyon la saison dernière : « On avait joué contre elle quand elle était à Salamanque puis à Miskolc. C’est une joueuse complète, solide et intelligente, qui peut poster, scorer. Elle aussi est là pour passer un cap. » Atout non négligeable : elle a donc déjà joué en Euroligue. Une expérience appréciable au moment d’envisager une septième campagne européenne consécutive. Et bien des défis à relever.

Premières dates à retenir

  • 28 mai : Passage devant la commission de gestion concernant la masse salariale.
  • Début juillet : Tirage au sort des groupes d’Euroligue.
  • 17 août : Reprise de l’entraînement. Des matchs de préparation contre Toulouse et San Sebastian sont en cours de finalisation ; Basket Landes participera également, comme en 2025, au tournoi de Clermont-Ferrand.
  • 19 septembre : Match des Championnes à Roland-Garros face à Bourges.