Une fête prolongée dans le train
Joueuses et supporteurs ont pu célébrer ensemble la victoire en Coupe de France, samedi 25 avril, avant de basculer vers un nouveau défi : la demi-finale du championnat face à Montpellier dès mercredi. Basket Landes a décroché sa troisième Coupe de France ce samedi 25 avril, et après la victoire, vient l’habituel retour en train dans les terres landaises des joueuses et supporteurs. Un peu moins de quatre heures de trajet durant lesquelles la fête a pu se poursuivre encore un peu, alors que celle-ci avait commencé vers 6 h 30 du matin. Il est un peu plus de 20 h 30 lorsque le train démarre en gare de Paris-Montparnasse. Les visages et les voix commencent à fatiguer, mais peu importe...
Un trophée qui circule
Le trophée Joë Jaunay passe de wagon en wagon, porté par chacune des joueuses, tour à tour. À chaque fois c’est la même chose : les Landaises sont ovationnées par leur public dès qu’elles pénètrent dans une voiture. On les arrête, les félicite. On chante et crie pour elles. Et à elles de relancer d’autres chants, encore plus fort. Leur bonheur est contagieux.
« On ne se lasse pas », confie Joëlle Toullelan, supportrice de longue date. Cette Montoise ajoute avoir crié de toutes ses forces lorsque le buzzer a retenti, et continue de le faire plus de cinq heures après la fin du match.
Ambiance musicale dans le wagon-bar
Le wagon-bar, comme à l’aller, fait office de point de rencontre, puisque situé en plein milieu du train. Le traverser demande beaucoup d’efforts pour se faufiler au milieu de la foule compacte. Alors on s’y attarde, on échange, on rigole, et lorsque Sixtine Macquet arrive, on lui tend une trompette. Ni une ni deux, elle s’en saisit et se met à jouer spontanément « Au Clair de la lune ». Un air repris en chœur par tout le wagon, qui n’est toujours pas prêt à aller se coucher. S’ensuivent des « Sixtine, Sixtine, les supporteurs sont là ».
Quelques instants plus tard, c’est au tour de la coach Julie Barennes de s’essayer à la trompette, avec un peu moins de réussite que sa joueuse. N’empêche que cela suffit à remotiver le public, qui repart de plus belle.
Vers le repos avant le prochain match
Vers 23 h 30, la gare de Dax approche. Dans les wagons, les ronflements ont remplacé les cris. Enzo Barsacq, le trompettiste de la journée, a rangé son cuivre et le nettoyage du bar a démarré. Après dix-sept heures de fête, il est peut-être temps de modérer les célébrations.
Seules les jeunes du centre de formation ne semblent pas vouloir ralentir la cadence. « C’est incroyable ce qu’il se passe. On va continuer de chanter jusqu’à l’arrivée », assure Kiara Nardozzi, joueuse U18 de Basket Landes.
Les stars de la soirée se sont, elles, éparpillées dans les différents compartiments du train, pour rejoindre amis et famille. Ce dimanche 26 avril, aucune cérémonie n’était prévue, car le club a rendez-vous dès mercredi à Montpellier pour affronter le BLMA, en demi-finale aller de Boulangère Wonderligue. Autant dire que le timing serait mal choisi pour faire un écart.
Plus tôt en conférence de presse, Julie Barennes exprimait sa sérénité sur ce sujet, avec un peu d’humour. « On a des joueuses intelligentes. Peut-être parce que ce sont des femmes. » On n’en doute pas.



