Marie-Ève Paget, capitaine de Villeneuve-d'Ascq, face à son passé landais en finale de la Coupe de France
Paget face à son passé landais en finale de Coupe de France

La capitaine de Villeneuve-d’Ascq, adversaire des Landaises en finale de la Coupe de France ce samedi (15h30) à Paris, présente la particularité d’avoir déjà gagné deux fois le trophée avec Basket Landes. Souvenirs.

Un parcours singulier

Appeler Marie-Ève Paget pour parler de Basket Landes face à Villeneuve-d’Ascq n’a rien de bien original. N’empêche : la native d’Annecy semble incontournable en amont de cette finale entre le club où elle a joué de 2019 à 2023 et celui dont elle est la capitaine depuis la saison 2024-2025. D’ailleurs, c’est de bonne grâce qu’elle se plie à l’exercice de la plongée dans ses souvenirs de coupe. « J’ai toujours une connexion particulière avec Basket Landes », avoue-t-elle de sa voix rocailleuse. C’est en effet avec le club landais qu’elle a soulevé les deux Coupes de France qu’elle a remportées dans sa riche carrière, en 2022 et 2023.

Des souvenirs multisensoriels

Les images qui s’imposent à elle sont multisensorielles. La première ? « Le scénario de notre première finale gagnée après deux prolongations (91-88 face à Bourges). J’étais sortie pour cinq fautes une minute avant la fin de la deuxième prolongation. La minute la plus longue de ma vie ! Quand on est sur le banc, on est tellement impuissant… C’était terrible ! Heureusement que ça se finit bien. » La deuxième ? « Les deux retours en train avec les supporters, forcément. On passait de wagon en wagon, c’était génial. »

Bannière large Pickt — app de listes de courses collaboratives pour Telegram

Mais la troisième est assurément la plus forte : « C’est cette chair de poule qui vous prend quand vous entrez sur le parquet et que vous voyez cette marée bleue. C’est tellement spécial, ce qui se passe, cette solidarité invisible. Cette émotion est intense. »

L’attente de la finale

Marie-Ève prolonge : « J’ai hâte de voir la salle, avec nos supporteurs qui sont toujours présents, malgré les hauts et les bas, et ceux de Basket Landes : ça va être beau ! La Coupe de France, oui, c’est vraiment particulier. Tous les scénarios sont probables, tout peut arriver et il faut y croire. C’est un éclat, un match couperet. Un vrai événement, une récompense. »

Elle avait déjà connu le vertige de l’entrée dans un Bercy de fête, en 2018 et 2019, avec Charleville-Mézières. Mais aussi et surtout plus jeune, avec les U18 de Challes-les-Eaux. Une expérience « très marquante. Je me rappellerai toute ma vie de cette première fois, à 17 ans. On s’était levées très tôt pour avoir le temps de bien s’échauffer. J’étais émerveillée ! Bercy est une salle incroyable, très impressionnante. La veille, j’avais été prise par un moment de doute et j’avais pleuré. Finalement, tout s’était bien passé même si on avait perdu d’un point contre Mondeville. Quelque part, ce n’était pas si grave, j’avais conscience d’avoir vécu un moment rare : ce n’est pas chaque année que tu as la chance de pouvoir jouer une finale ! »

Face à Basket Landes

Et une finale face à Basket Landes, alors ? « On me pose beaucoup la question mais je ne l’avais pas vraiment analysé. Je n’ai pas envie de… » Marie-Ève marque une pause, reprend : « Je prends cette affiche positivement, je me dis plutôt qu’on a l’opportunité de jouer face à la meilleure équipe française du moment. Avec Villeneuve, la Coupe de France, c’est un objectif depuis le début de la saison : notre président a tout gagné sauf cette compétition. Il ne nous reste plus que ce match et, honnêtement, après l’élimination en quart de finale du championnat qui a été très douloureuse, qu’il a fallu gérer comme un deuil, on se raccroche toutes à cet objectif pour finir sur une bonne note. Ce groupe mérite quelque chose, même si notre adversaire le mérite tout autant. » Dans la grande valse des sentiments, Marie-Ève Paget ne veut garder que le meilleur.

Bannière post-article Pickt — app de listes de courses collaboratives avec illustration familiale