Axel Julien : « C’est le destin et on verra s’il est clément avec moi ! »
Axel Julien : « C’est le destin et on verra s’il est clément »

« C’est le destin et on verra s’il est clément avec moi ! » C’est avec ces mots qu’Axel Julien a commenté son retour inattendu au Hyères-Toulon Var basket (HTV). Le meneur-arrière de 33 ans, originaire de Cavalaire, a signé un contrat de deux ans, plus une année en option, avec son club formateur. Après onze saisons passées loin du Var, à Dijon et à Bourg-en-Bresse, il revient là où tout a commencé.

Un retour surprise après une fin de cycle difficile

Axel Julien ne cachait pas son émotion. « Je me doutais que j’allais avoir cet appel-là. Il y a deux ans, je n’aurais pas effectué ce choix et je ne sais pas si je l’aurais fait l’année prochaine. Mes plans, c’était de finir ma carrière à Dijon, pas de retourner en Pro B. J’ai dû les changer… et je suis content de le faire de cette manière », confie-t-il.

Le joueur a même pensé à tout arrêter. « J’ai eu pas mal d’offres, mais pendant un mois, je pensais que j’allais arrêter ma carrière. Deux équipes m’ont fait tiquer : Bourg et le HTV. »

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Un choix de cœur plutôt que de raison

Malgré des propositions pour jouer l’Eurocup, Julien a préféré revenir en Pro B. « Ce n’était pas forcément dans mes ambitions de rejouer la coupe d’Europe. Bourg m’a contacté quand je n’avais pas encore fait mon deuil de Dijon. Et puis Stéphane Dumas (le coach du HTV) m’a appelé. Ensuite, Clément Cavallo m’annonce qu’il a signé… Ça a tout relancé dans ma tête. »

La fin de son aventure à Dijon a été douloureuse, marquée par une rupture avec son entraîneur historique, Laurent Legname. « Je n’ai pas du tout envie d’en parler. J’ai fait mon deuil, ça a été long, mais il le fallait pour avancer. J’ai ruminé pendant deux mois cette histoire. Elle m’a beaucoup énervé, attristé. C’est une cassure et c’est dommage car je suis fidèle en amitié. »

Des ambitions intactes malgré le temps

À 33 ans, Julien n’a pas peur de retrouver la deuxième division. « Peur, non. Il faudra juste me réhabituer et voir les ajustements à faire pour performer et réaliser la meilleure saison possible car le HTV a de nouvelles ambitions. Je ne viens pas pour m’amuser ! Je veux juste accomplir ce qu’on attend de moi. »

Il se réjouit de retrouver John Roberson, un meneur de talent. « John, c’est un super joueur, j’ai encore pu le constater cette saison en coupe de France. Il y a très peu de doutes sur ce qu’il est capable de faire. C’est rassurant parce que meneur, c’est un poste important. Moi, je suis plutôt sur le poste 2, et Stéphane aime bien avoir deux joueurs qui créent, qui montent la balle. »

Des souvenirs forts avec le HTV

Son meilleur souvenir au HTV reste sa dernière saison, en 2014-2015. « Une de celles où j’ai pris le plus de plaisir sur et en dehors du terrain. J’étais jeune, en pleine possession de mes moyens et je n’avais pas cette pression qui est arrivée au fil de ma carrière. On avait une bande de copains, on a fini deuxièmes de Pro B. »

Mais les play-offs ont été cruels, avec une élimination dès les quarts de finale face au Portel. « Un traumatisme. C’est la première fois que je fondais en larmes sur le terrain. »

Un parcours riche en émotions

En onze saisons loin du HTV, Julien a vécu « une décennie intense en émotions : des bonnes, des compliquées, beaucoup de déplacements, de pression ». Il retient les bons moments : son seul titre (la Leaders Cup en 2020), les finales, ses vingt sélections en équipe de France. « Aussi, ma famille s’est créée, avec mes deux filles. Je suis devenu un vrai adulte. »

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