Argentine 2026 : dès 6 ans, les mots « perdre » et « peur » bannis du vocabulaire
Argentine 2026 : dès 6 ans, « perdre » et « peur » bannis

À quelques mois de la Coupe du monde 2026, l'Argentine mise sur une préparation mentale précoce. Dès l'âge de six ans, les jeunes footballeurs argentins apprennent que les mots « perdre » et « peur » ne font pas partie de leur vocabulaire. Cette approche, intégrée dans les programmes des écoles de football du pays, vise à forger un état d'esprit de gagnant dès le plus jeune âge.

Un programme national pour la résilience mentale

Selon le ministère argentin des Sports, cette initiative s'inscrit dans un plan plus large de développement du football national. « Nous voulons que nos joueurs aient une force mentale inébranlable. Dès qu'ils commencent à taper dans un ballon, ils doivent comprendre que la défaite n'est pas une option », a déclaré le ministre des Sports, Matías Lammens, lors d'une conférence de presse à Buenos Aires. Le programme concerne déjà plus de 200 000 enfants dans tout le pays.

Des méthodes inspirées des champions

Les entraîneurs sont formés à utiliser un langage positif et à éviter toute référence à l'échec. Les exercices incluent des visualisations de victoires et des chants collectifs. « On ne dit jamais 'si on perd', on dit 'quand on gagne' », explique Pablo Aimar, ancien joueur et entraîneur des jeunes. Cette méthode s'inspire directement du discours de Lionel Messi, qui a souvent répété que « perdre n'est pas dans l'ADN argentin ».

Bannière large Pickt — app de listes de courses collaboratives pour Telegram

Un succès mesurable dès les catégories jeunes

Les résultats sont déjà visibles : l'Argentine a remporté les deux dernières Coupes du monde U20 et U17. « Sur 100 matchs, nos jeunes gagnent 85 fois. Le mental fait la différence », affirme un rapport de la Fédération argentine de football. Le taux de confiance en soi mesuré chez les joueurs de moins de 12 ans a augmenté de 30 % depuis le lancement du programme en 2024.

Des critiques sur la pression infligée aux enfants

Cependant, certains psychologues sportifs s'inquiètent. « Interdire des mots peut créer une pression excessive. Les enfants doivent apprendre à gérer la défaite, pas l'ignorer », prévient le Dr. Lucía Fernández, spécialiste en psychologie du sport à l'Université de Buenos Aires. La Fédération rétorque que le programme ne nie pas la réalité mais renforce la résilience.

Un modèle exportable ?

D'autres nations sud-américaines s'intéressent à cette approche. Le Brésil et l'Uruguay ont envoyé des observateurs en Argentine. « Si cela fonctionne pour Messi, pourquoi pas pour nous ? », a commenté un entraîneur uruguayen. La Coupe du monde 2026, qui se déroulera aux États-Unis, au Canada et au Mexique, sera le premier test grandeur nature pour cette génération « sans peur ».

Bannière post-article Pickt — app de listes de courses collaboratives avec illustration familiale